Archive | juin, 2009

Nos appareils photos aussi, se sont promenés aux fêtes de la musique!

28 Juin

Aucune caméra ne peut tout voir et tout entendre…

C’est pourquoi à Charleroi Face B, on envoie aussi nos appareils photos se balader pour immortaliser les meilleurs moments des meilleurs événements !

Avant de découvrir notre reportage sur le Festival du MatNoir, on vous offre un p’tit revival des fêtes de la musique. C’est pas cool, ça? 🙂

(NDLR: désolés pour la mise en page qui part un peu en vrille… Après 4 tentatives pour la ramener à l’ordre, on a laissé tomber)

Vendredi 19 juin – Student Party

Organisation: Centre jeunes Taboo

Lieu: Parc Astrid

Photos: Emilie Jacquy

« Et tout à coup, tu croises des gens, plein de gens, que t’avais jamais vus en 15 ans de sorties à Charleroi… Et tu te demandes d’où ils sortent, et à quoi a ressemblé leur vie jusqu’à ce moment précis. C’est ça que j’aime à Charleroi, et ça m’étonnera toujours« .

« L’espace d’un weekend, Charleroi s’est transformée en un village convivial »

Samedi 20 juin

Organisation: un peu tout le monde

Lieux: un peu partout

Photos: Jérôme K, à l’Eden

Charleroi Face B a promené son micro à la fête de la musique…

24 Juin

Charleroi Face B rend visite au Vecteur

18 Juin

Charleroi Face B à la réouverture du Rockerill

17 Juin

Fêtes de la musique – 19, 20 et 21 juin à Charleroi

14 Juin

Avec Julien (nom d’emprunt), on voulait commencer cet article par une rétrospective des éditions précédentes à Charleroi.

Mais à part celle de l’année passée, qui se défendait vraiment bien, c’est  le trou noir. On se rappelle bien du Carolo Music Rallye : son bus itinérant, ses caméras et Soldout en concert à l’Eclipse, mais après vérification sur un moteur de recherche bien connu, il paraît que c’était organisé en mars.

Mais où diable était-on entre 2004 et 2007 ???

Force est de constater que les mots « solstice d’été » + « Charleroi » nous évoquent tout, sauf des réminiscences musicales : « Avant, les fêtes de la musique avaient un caractère anecdotique, voire chaotique. Il n’y avait pas d’initiatives fédérées », regrettait notre Echevin de la Culture lors de la présentation de l’événement, vendredi à la Maison de la presse. Une lacune à laquelle la Ville et ses partenaires du secteur socioculturel tentent de remédier depuis deux ans. Et on doit avouer que c’est réussi.

Logo fêtes musique

3 jours de concerts, 14 opérateurs culturels, plus de 250 artistes, plus de 60 concerts, 13 scènes, 3000 tracts distribués, 5000 spectateurs attendus : accrochez-vous, car le week-end prochain, il faudra jouir du don d’ubiquité pour tout voir et tout entendre, d’autant que parallèlement aux fêtes de la musique, y a aussi la Brocante de la Saint Jean!

Le leitmotiv de cette édition 2009 est d’encourager les découvertes avec une programmation éclectique. Ska, reggae, métal, rock, blues, électro, hip-hop, musique punk et expérimentale, tambours du Burundi, percussions mandigues et raï marocain, fanfare mobile et initiations musicales pour les enfants : faites votre choix, c’est gratuit 🙂

Un avant-goût

Délire total avec  les majorettes déjantées qui se prennent pour des VEDETTES ; le fils du commissaire, alias James Deano ; un clin d’œil à nos voisin du nord avec Daan ; sans oublier des talents bien de chez nous comme Los Petardos et KLM.

Et pour échapper au « dimanche qui pue », un peu de quiétude pour soulager la tête avec les Académies de Charleroi, qui revisiteront les grands maîtres du classique.

Retrouvez le programme complet sur

http://2009.fetedelamusique.be/recherches?tid=&tid_1=All&city=Charleroi

Une collaboration PBA+Eden, Coliseum, ASBL Centre Jeunes Taboo, Charleroi/Chansons, Dounia, Jeunes FGTB Charleroi, La Médiathèque de Charleroi, Le Vecteur/asbl Orbitale, Présence et Action Culturelles Charleroi, Rockerill, Secteur Associatif de la Mutualité Socialiste de Charleroi, Agence culturelle de Sambraisie, asbl Wake Up, Smart asbl …

Avec le soutien de la Ville de Charleroi.

Après ‘Charleroi la Sportive’, ‘Charleroi la Fertile’ !

11 Juin

Ou ‘le jour où la Brocante des Quais a changé de nom’

Pourquoi parler de la sempiternelle Brocante des Quais sur un blog dédié aux événements alternatifs ou, tout au moins, innovants ? Hé bien justement parce que la brocante des quais n’est plus ! Ben oui, plus de quais, plus de brocante… Ou presque !

Parce qu’à Charleroi, on ne s’avoue pas si facilement vaincus. Là où ça devient intéressant, c’est que plutôt que de simplement la délocaliser au plus près, les forces vives carolos se sont concertées (Ouf !)… et ont décidé de dynamiser l’ensemble de ville à l’occasion de cet incontournable rassemblement qui, chaque année, draine un large public d’ici et d’ailleurs.

En clair, ça donne quoi ?

La brocante traditionnelle sera déplacée sur les boulevards Audent et de l’Yser, ainsi que dans la cour du Collège du Sacré Cœur. Pas moins de 1500 exposants, ça demandait de l’espace ! (comme quoi les fonds de tiroir et les recoins des greniers ont encore de beaux jours devant eux).

Du coté des nouveautés, un chapiteau réservé aux antiquaires sur la place Saint-Fiacre (bd Tirou), ainsi qu’une brocante « papier » (livres, cartes postales et autres) dans le Passage de la Bourse qui retrouvera enfin un peu de vie, l’espace d’ un week-end.

Ajoutez à cela la multitude d’artistes qui investiront la ville à l’occasion des Fêtes de la Musique: ces 19, 20 et 21 juin, de la Ville Haute à la Ville Basse, il y aura bien de quoi vous plaire, non ?

Vous n’avez plus aucune excuse pour rester chez vous 🙂

Au fait…

Ne dites plus « Brocante des Quais » (c’est dépassé), mais « Brocante de la Saint-Jean ».Rassurez-vous, on ne verra pas des marcheurs défiler dans les rues et on ne fusionnera pas non plus avec Gosselies (qui fêtera ça dignement mais très différemment – Les fans de folklore me comprendront).

A l’origine, la Saint- Jean est issue d’une fête païenne qui célébrait les moissons et la fertilité au moment du solstice d’été (le 21 juin pour les incultes). Le rendez-vous préféré des ‘chineurs’ tombant toujours à cette date, la nouvelle appellation coulait de source. Une manière comme une autre de boire à la fertilité dans notre belle cité 🙂

(Un petit mot sur le programme des fêtes de la musique, en ligne début de semaine prochaine).

Trois en un… voire quatre, au Musée de la Photo

10 Juin

On commence fort dès l’entrée…

Parmi une foule attentive, un vieux Monsieur déambule paisiblement. C’est Duane Michals, il a 77 ans. Etonnamment, c’est une certaine jeunesse et un enthousiasme à toute épreuve qui émanent de lui dès la première impression. Il est venu assister à l’inauguration de l’exposition « 50 », qui retrace plus de 50 années d’une carrière hors du commun : la sienne ! Ne vous y méprenez pas, comme il le précise dès le départ, il ne s’agit en rien d’une rétrospective mais bien de la présentation d’un travail encore inachevé.

Andy

Andy Warhol, Jeanne Moreaux, Giorgio de Chirico … Quelques grands noms parmi tant d’autres immortalisés par Duane Michals. Loin du portrait classique, le photographe replace le sujet dans son univers artistique, l’y confronte et interroge. Des portraits vrais et profonds,  à l’image de cette photographie de René Magritte (décidemment, on parle beaucoup de lui en ce moment), qui plus que jamais évoque son œuvre et nous plonge littéralement dans le monde surréaliste de l’homme au chapeau melon.

Une autre partie de l’exposition est consacrée aux séquences. Duane Michals en fût l’un des précurseurs en l’utilisant abondamment fin des années soixante, bouleversant ainsi les conventions de l’époque. A travers plusieurs images, il met en scène des personnages et raconte une histoire parfois anodine, tantôt fantastique, mais toujours chargée de symboles.

Magritte

Changement de décor

Plafonds bas, lumière crue, béton omniprésent voire agressif, portes capitonnées : l’ambiance idéale pour présenter ces grands formats couleur, solidement encadrés. Bienvenue dans les coulisses du pouvoir !

Christian Lutz, né à Genève en 1973 et ayant étudié dans notre belle capitale, est photographe depuis 1996. Avec Protokoll, il nous propose de découvrir en une quinzaine de photographies un travail réalisé de 2003 à 2006 dans différents endroits de pouvoir, en Suisse mais également à l’étranger.

02PTKL012 Des décorums d’opérette, des cérémonies officielles qui font sourire, un conseil d’administration au sommet inspirant froideur et inquiétude, un parlementaire qui roupille en pleine séance : le photographe décortique les arcanes d’un pouvoir qui nous dépasse. Constat d’autant plus flagrant lorsqu’on observe le stoïcisme affiché par un général aux lunettes noires, prêt à exécuter d’obscurs ordres.

Christian Lutz explore également cette solitude du pouvoir, illustrée notamment par cette photographie d’un ambassadeur isolé dans un couloir, répétant son discours, ou encore par celle d’un autre, seul dans son immense et somptueux bureau. A quoi pensent-ils ? Que se disent-ils ? Quelles en sont les conséquences sur le monde ? Telles sont les interrogations qui s’imposent à nous tout au long de cet étrange voyage. Et comme nous le fait remarquer le photographe (à son grand regret), il ne nous manque que le son…

24PTKL052

Et de 3!

Pour changer un peu, je vous propose un petit exercice : pensez à Cuba ! Vous y êtes ? A présent, rassemblez les images d’Epinal, clichés et autres idées toutes faites qui vous viennent à l’esprit… et oubliez-les ! Vous êtes à présent prêt à découvrir la troisième exposition. Devinez de quoi on va parler ?

Plonger dans le quotidien d’une famille afro-cubaine de San Leopoldo (quartier noir de la capitale), quoi de mieux pour découvrir le vrai visage de la patrie du Che ? Loin des images paradisiaques véhiculées par les agences de voyage à l’affût de clients crédules, avec Beyond History, partez pour un voyage au cœur du vrai, de l’authentique.

Cuba

V.D., Vincent Derouck, photographe né à Bruxelles en 1975, sort du photoreportage classique en s’immisçant dans l’intimité des protagonistes, avec un style proche de la photo amateur. Il colle, peint, assemble photos et textes, et écrit même sur les murs (à la grande joie du directeur du Musée…). Il investit littéralement l’endroit, voire il le squatte ! Une aventure intérieure de l’autre côté de l’équateur.

Cuba2

Quand y en a plus, y en a encore…

Non contente de nous avoir présenté trois expos d’enfer, l’équipe du musée a le plaisir de nous présenter la Galerie du Soir !

C’est quoi ? Il s’agit d’un partenariat entre le Musée de la Photo et le journal Le Soir, qui a  pour objectif de présenter à chaque grande expo, un jeune photographe à découvrir.

En plus d’un accrochage (réduit mais significatif), il verra son travail exposé dans les pages du quotidien et sur le site http://www.lesoir.be, et bénéficiera d’un portfolio dans la Revue Photographique.

C’est Aurore Dalmas qui inaugure l’espace avec ses trois grands formats. Cette jeune photographe ayant reçu le Prix ‘Coup de Cœur’ de la Cambre en 2005 pour son travail de fin d’année, explore différents styles sans jamais s’y laisser enfermer. Elle aborde ses thèmes avec originalité, n’hésitant pas à innover, à interpeller. Avec une première qui démarre aussi fort, ça risque d’être prometteur…

RDV sur www.museephoto.be