Archive | juillet, 2009

Elodie nous raconte une histoire… Expo Maison du Hainaut

17 Juil

Elodie Barattucci nous raconte une histoire…de femmes. Avec « Saynètes et historiettes », cette jeune artiste originaire de Charleroi traite une question fondamentale qui interpelle toutes les demoiselles : qu’en est-il du corps féminin ?

Récemment licenciée en communication graphique, elle a choisi son propre modèle pour illustrer ce curieux sujet.  En effet, cela lui permet, dit-elle, de diriger l’entièreté du projet, de rester sans cesse indépendante et de réaliser inconsciemment ses idées.

Divisée en trois axes, son exposition nous invite à comparer ce corps au monde et aux planètes.  C’est un privilège pour nourrir notre réflexion personnelle et découvrir les sens cachés (et ils sont nombreux) de ses œuvres.  Elle explique ainsi l’importance du corps des femmes grâce à des termes mélangés et audacieux tout droit venus du Cosmos.

Ensuite, Elodie féminise le mythe d’Icare.  Les thèmes centraux de cette anecdote – la cire, l’envol, le regard vers le haut, la chute et la mort – sont symbolisés par des photos simples et personnelles.

Enfin, elle nous propose de contempler une mise en scène assez particulière sur l’implication publicitaire dans notre société et l’influence des canons de beauté.  Des photos accompagnent cette projection vidéo, personnifiant les critères de ladite féminité.

Pour élaborer ces travaux, cette perfectionniste s’amuse à conjuguer les formes et l’espace, les couleurs et la lumière, les sens et les mots de la féminité.  Une série de très grands et très petits portraits parcourent ainsi les murs de l’exposition, associée à des « ouvrages » décorant les vitrines.

Autres que ses portraits, elle tente d’illustrer l’incarnation de la femme et les différentes facettes qu’elle revêt dans diverses circonstances. Elodie n’hésite d’ailleurs pas à se dénuder, au propre comme au figuré…

Bref, Elodie se dévoile … ou plutôt, s’est dévoilée, car Saynètes et historiettes, c’est déjà fini!

Pour découvrir d’autres talents locaux et provinciaux, visitez le site de la Maison du Hainaut (20, Quai de Brabant à Charleroi): ils ont toujours une expo dans leurs tiroirs!

http://www.hainaut.be/guichets_provinciaux/maisonduhainaut/template/template.asp?page=accueil

Photos elodie

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William Dunker, le ‘mononc’ du Melting Pot’s Festival

11 Juil

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William, tu es donc le parrain de ce festival ?

Oui! D’ailleurs ce week-end, vous pouvez m’appelez « Mononc’ Wiyam » !

Tu es sollicité pour parrainer un tas d’événements. Comment fais-tu ta sélection ?

Je fonctionne au coup de cœur ! Pour celui-ci, J’ai rencontré Eric (l’organisateur) l’année passée alors que je parrainais les Fêtes de la Poterie. Son projet me plaisait beaucoup. J’ai dit oui tout de suite !

En quoi a consisté ton rôle de parrain?

Eric m’a beaucoup impliqué dans l’organisation. J’ai pu donner mon avis sur différents aspects du festival, jusqu’à la programmation et le plan de tentes… S’impliquer, c’est ça le vrai sens du parrainage !

Un mot sur la programmation ?

Je dois dire que l’affiche Hip-Hop du premier soir était extraordinaire ! J’ai regardé tous les concerts. J’ai adoré ‘Capuchon’ et j’ai trouvé ‘Uman’ extra ! J’oubliais de citer ‘Vegas’, c’était fantastique. Je ne suis pas très Hip-hop mais je sais reconnaître la qualité des artistes. J’ai écouté tout ça avec les oreilles du musicien, et ça sonnait super !

Un coup de cœur pour le vendredi ?

Je n’ai pas trop envie de répondre, car tout le monde a fait son travail de façon exceptionnelle. Je respecte le professionnalisme des artistes, malgré le peu de public cette année. Ce n’est pas facile à gérer pour eux !

Que penses-tu l’affiche en général ?

La programmation était vraiment pro. Je pense qu’il faut  encourager ce genre d’initiatives, qui incitent aux découvertes. Le Melting Pot’s, c’est le genre de festival qui pourrait vraiment lancer des groupes. Ici, on leur donne l’occasion de jouer dans de très bonnes conditions, avec une équipe technique professionnelle.

Quel cadeau voudrais-tu offrir à ce festival en tant que parrain ?

Ma collaboration 🙂 S’il faut parrainer vingt fois, je le ferai vingt fois.

(ne manquez pas ci-après, notre reportage sur la dernière journée du festival)

Samedi à la montagne, dimanche à la campagne… (Melting Pot’s)

11 Juil

Les fêtes se suivent mais ne se ressemblent pas !

Ce que l’on peut retenir du faste week-end dernier, c’est sans conteste qu’à Charleroi, on n’est jamais à court d’idées  pour varier les styles. Après avoir prudemment dégringolé  le terril, quelques heures de sommeil et une petite douche,  puis cap sur nos belles campagnes.

Bye bye les dimanches qui puent…  En route pour le Melting Pot’s Festival !

Non, vous ne rêvez pas ! Nous sommes bien sur le terrain de foot de Bouffioulx. Mais pas d’inquiétude, nous ne comptons pas ouvrir une rubrique sportive. D’ailleurs, il serait un peu difficile de jouer avec cet énorme chapiteau qui trône en plein milieu du terrain. William Dunker est là (NDLR: interview ci-après), mais il ne s’improvisera pas arbitre d’un jour pour un éventuel match Camping Sauvach vs On Prend l’Air. Aujourd’hui,  il parraine la deuxième édition du festival. Mieux encore, comme il le dit, il en est le « Mon’oncle ». La couleur est annoncée, bonne humeur et convivialité au programme.

Terrain de foot de Bouffioulx ? Festival ? Deuxième édition ? Jamais entendu parler de ça, moi!

Normal, j’explique : le Château Blanche en plein centre de Bouffioulx, ça vous dit quelque chose ?  Tous ceux qui sont passés par les Fêtes de la Poterie 2008, n’ont pas pu louper ça ! La moitié des fêtards carolos s’était déplacée pour une série de concerts bien de chez nous dans une ambiance de feu. Ca y est, ça vous revient ? Non, et bien alors, il est temps de sortir de chez vous un peu plus de deux fois par an (Nouvel An compris)…

Première question qui vient à l’esprit : Pourquoi changer si vite une formule qui cartonne ? Charleroi Face B a la réponse… toute simple ! N’allez pas croire qu’en une édition, l’organisateur, Eric Martin, s’est pris la tête au point de délocaliser ses concerts dans un stade (même avec un William en super forme) ! L’explication est beaucoup plus terre-à-terre. Si le cadre était parfait au château, les problèmes logistiques ne manquaient pas (loges et espace scène trop petits, difficulté à déplacer le matériel, sans oublier la sécurité). La délocalisation s’imposait d’elle-même, et un grand pari se profilait…

Tant qu’on tient l’organisateur, profitons-en pour faire le bilan des trois jours. Côté public, ça se maintient, comme l’année passée, +/- 500 à 600 personnes. De ce côté-là, l’objectif est atteint. Pour un changement de formule, c’est réussi même si l’espace était beaucoup plus grand. Petit bémol coté budget, transformer un terrain de foot en lieu de concert, ça demande beaucoup plus d’investissement. Mais enfin, pas de quoi démoraliser Eric et son équipe qui nous donnent d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine.

Comme vous l’avez compris, on se pose toujours beaucoup de questions à Face B (même le dimanche). Alors, d’où ça vient, ‘Melting Pot’s’ ? Pas d’inquiétude, c’est beaucoup plus simple que ‘Hiercheuses’… ‘Melting’, ça veut dire mélange (pour ceux qui ont du mal !). Il suffit de jeter un œil à l’affiche pour très vite comprendre que l’éclectisme en était le mot d’ordre. Et ‘Pot’, c’est pour les copains, bien sûr, mais c’est aussi et surtout pour ‘poterie’. Et oui, même si on est un peu plus éloigné du centre, c’est bien dans le cadre des Fêtes de la Poterie que s’inscrivent ces festivités…

Bizarre, le bar est rond ou c’est moi ? Non, non, non…Enfin pour le bar… des têtes connues, un bar circulaire, du champagne, du Ricard…  un air de déjà vu tout ça ! Et oui, ne se passant rien en centre-ville,  l’équipe du Bar Rond jouait en déplacement ce week-end.

Vous l’aurez compris, une fameuse organisation, plein de chouettes concerts made in Charleroi, que du beau monde et le bon air de la campagne. Que demander d’autre ? Ah oui, une bière ! Pas de soucis, il y en a même une spéciale Melting Pot’s…

Plus d’hésitation à avoir, on vous garde une place dans le chapiteau pour l’année prochaine, s’il en reste bien entendu !

Photos: Lionel Campion


Le terril, un ami qui vous veut du bien

8 Juil

Suivre les indications

Emprunter le sentier,

A travers les herbes folles

Saluer la ville qui s’éloigne

Respirer les vestiges d’une période révolue

Le lieu de fête est proche

Se laisser guider par l’écho

Ressentir l’adrénaline, mais…

Faire durer le voyage,

Encore un peu

S’arrêter. Se retourner

Apprécier l’autre visage de la ville

Grimper, escalader

Faire travailler les muscles

Accueillir la chaleur de l’effort

Respirer

La plate-forme n’est pas loin

Ils nous attendent

Applaudir la nature

S’émerveiller. Se souvenir

Grimper, escalader

Faire travailler les muscles

Remercier la vie

C’est la dernière ligne droite

Partager sa joie. On est arrivés.


Avec ce parcours qui s’apparente à une quête initiatique, l’asbl Rafales nous ré-apprend à connaître cet ami qu’on avait délaissé.

Pour accéder au festival, il faut le mériter. Pas question d’argent, mais de déconnection avec le quotidien, condition sine qua non pour pouvoir jouir pleinement de la plénitude qui nous attend en-haut.

Là-haut, justement, ils ont installé une piste d’atterrissage pour tapis volants, au beau milieu d’un paysage lunaire. D’autres individus – amis ou inconnus – sont, avec nous, les survivants d’une catastrophe passée sous silence. Comme les élus d’un autre monde. L’ambiance musicale contribue à créer cet univers particulier, qui invite à la fête autant qu’à l’introspection.

On s’étend, on boit, on discute, on écoute, on observe.

La ville s’endort sous nos yeux. Le soleil s’est couché, mais il ne fait pas froid : le terril est vivant, il brûle de l’intérieur, nous procurant chaleur et convivialité.

L’expérience est finie. Il est temps de retourner à la ville, dans l’obscurité, les pieds noirs de suie. Nous sommes devenues les Hiercheuses d’aujourd’hui.

Merci Rafales ! C’est plutôt agréable de se rapprocher des nuages.

Mais qui étaient donc les Hiercheuses ?

8 Juil

A Charleroi Face B, on aime vous stimuler intellectuellement dans des contextes qui, a priori, s’y prêtent peu. Après tout, on peut très bien mêler le subtil à l’agréable.

Et chers amis, sachez que le carolo est curieux et inventif. Samedi dernier, au Panorama festival, vous avez été nombreux à vous prêter au jeu, et le dépouillage des bulletins a révélé de belles surprises.

Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance d’escalader le terril qui nous préoccupe aujourd’hui et de vivre cette incroyable expérience visuelle et auditive, un petit mot d’explication s’impose: le festival Panorama était organisé sur le Terril des Hiercheuses, à Marcinelle. Nous avons profité de l’occasion pour valoriser notre passé industriel, en soumettant aux participants une question: « D’où vient le nom du terril sur lequel vous êtes en train de faire la fête?« , autrement dit: « Qui étaient les hiercheuses?« . Histoire de faire la fête intelligemment.

La bonne réponse se trouve parmi ce florilège des réponses les plus décalées.

– Des sorcières

– En 1981, un tractopelle piloté par Nigel Mansell, membre de la Force d’Intervention Scientifique d’Urgence, a percuté un plot.

– C’est une femme qui hierche

– C’est un moyen de locomotion et un chouette endroit de festival

– C’était un outil d’extraction du charbon

– un Yorkshere

– Les femmes qui nettoyaient le charbon

Des femmes d’ouvriers mineurs ou des veuves de mineurs qui, pour s’assurer un supplément de ressources, se rendaient sur les terrils pour glâner (grappiller) les déchets de bois et de charbon

– Des femmes qui poussaient les wagonnets de charbon

– Pour se rappeler de la dureté du métier de hiercheur, et « euses » pour soutenir leurs femmes

– Les dames qui nettoyaient les lampes des mineurs, nettoyaient leurs chaussures et faisaient des prières pour les protéger des dangers du charbonnage.

Pas mal hein?!
(Ne ratez pas les photos du festival, ci-dessus!)

Le jour où j’ai compris que Michaël était mort – Festival du MatNoir (Suite)

6 Juil

A 17 ans, quand, pour la toute première fois, j’ai découvert ce festival caché derrière le parking de l’IPSMA, j’ai crû qu’il y avait dans le coin un ancien manoir, et ça donnait au festival un côté mystérieux. A coup sûr, une jeune fille en robe blanche y était décédée d’un chagrin d’amour, et son fantôme allait poursuivre les tourtereaux d’un soir qui oseraient fricoter dans les bois.

12 ans plus tard, vlà-ti-pas que je surprends mes potes dire qu’ils « aimeraient bien avoir 17 ans de nouveau », rapport – bien sûr –  à l’incroyable nombre de jeunes étudiantes sur la plaine de Marcinelle (bande de !).

Le Festival du Mat Noir serait-il un festival d’ados ?

Dieu merci, non ! Il y a aussi des vieux, des enfants et des Scouts. Ouf ! Il y a encore une place pour les adolescents tardifs comme vous et moi, qui avons connu la maternité Reine Astrid, les Caves Vauban, le disquaire de seconde main à la rue du Pont Neuf… et qui avons pissé dans notre froc en découvrant le clip version longue de « Thriller ».

Ben oui, parce qu’il nous a quittés, ce brave Michaël. On peut avoir un oignon à peler avec lui, on lui doit quand même des méchantes soirées et des méchants délires. Et les DJ’s de Spirit Catcher (la tête d’affiche du festival) n’ont pas oublié de lui rendre hommage, avec ce petit sample qui a subtilement agrémenté leur prestation électro live: pour moi, le meilleur moment du festival, et une vraie découverte!

Pour le reste, y avait aussi Freddy Loco and the Gordo’s Ska Band, Freeground, Jérôme Hiernaux et encore plein de groupes talentueux que vous retrouverez sur le site http://www.matnoirfestival.be/ et sans doute dans d’autres festivals bientôt! J’peux pas en parler, j’les ai pas vus… Et à Charleroi Face B, on ne parle pas de ce que l’on ne connaît pas!

Bref, le Mat Noir, c’est un avant-goût de vacances dans un joli cadre bucolique et champêtre, à deux pas de la ville.

On aime ça!

Petit tour par le festival du ¨Mât Noir »

3 Juil