Archive | novembre, 2009

La muerte… is not dead!

26 Nov

Halloween est en vogue. La fête folklorique anglo-saxonne est devenue, en l’espace de quelques années, une quasi-obligation pour les établissements scolaires, une vache à lait pour les commerces et un prétexte de débauche supplémentaire pour les alcooliques sociaux que nous sommes. C’est ainsi que, chaque année, vampires, zombies et autres créatures maléfiques viennent voler la vedette à nos doux et bienfaisants aïeux sensés reposer en paix dans leur demeure éternelle.

La mort a été la muse de nombreux artistes, tels que le belge Marc Laguna et son groupe heavy-metal alternatif La Muerte, fondé dans les années 90 et aujourd’hui disparu.

C’est en son honneur que Le Vecteur accueillait la nuit du 31 octobre dernier une soirée revival, avec projection vidéo de Marc Laguna himself, performance de la Fille d’O, concert de King of Nunchaku, et dj sets de Colan Toni et de Bronco Billy.

Photos prises et commentées par Lionel Campion.

Au V2

Ça, c’est l’installation de Marc Laguna, parallèlement à la projection de son film. C’est composé, j’imagine, de ce qui lui passe par la tête : on voit des drapeaux, parce qu’il est fan de courses – de dragsters principalement ; le Christ représenté par un squelette, sur la croix, rapport à la mort, avec des barbelés en guise de couronne ; la boule à facettes au-dessus, rapport à la musique sans doute… ‘Mack’, sur le bassin du squelette, c’est une marque de camions… Y a aussi des couteaux, des épées… Il est fort dans le côté « street rock », le côté Punk des années 80. Punk is not dead ! »

« La symétrie de sa composition est impressionnante : il y a un axe central, qui mène directement au squelette, et le reste prend forme à partir de cet axe, sur des lignes obliques. On a l’impression qu’il a utilisé un mètre, tellement c’est symétrique ».

« Ça, c’était à côté de l’installation. C’est comme s’il nous disait ‘Attention, préparez-vous, ce que vous allez voir, c’est dangereux ‘ Il y a beaucoup de sous-entendus par rapport à la religion, la mort, la vitesse ».

Marc Laguna

La vidéo: « Drag strip 69 »

« J’suis pas fan, mais j’ai apprécié, parce que ça sortait de l’ordinaire. Je n’ai pas l’habitude de voir ce genre de films. Il s’articule en trois parties, qui s’alternent et se font écho : le démontage d’un moteur, la danse de filles qui se déshabillent, et des courses de dragsters. Plus on arrive au centre névralgique du moteur, plus l’enchaînement s’accélère : les courses de dragsters s’enchaînent plus rapidement, il y a des flammes, le rapport à la nuit, le strip tease arrive à sa fin. Marc Laguna met en avant l’intensité de la course, et le moment où la fille est de plus en plus excitante. C’est très érotique ! ».

Marc Laguna

La fille d'O

La Fille d’O

« Pendant toute la projection du film, elle était allongée devant, comme pour dire ‘J’attends la fin de l’histoire pour me réveiller’.

Pour moi, elle n’est pas vulgaire. Je crois que justement, elle essaie de rendre la nudité plus facile, le fait de se déshabiller devant un public, plus simple, plus abordable. Elle sort le strip tease des vitrines, et elle en fait vraiment une performance »

« Là, elles dansaient sur de la musique un peu chaotique, psychédélique. Elles déambulaient sur scène comme des zombies. La Muerte’s not dead, ça veut dire « on va revivre », « La Muerte ne mourra jamais« . D’où le clin d’œil aux zombies.

Elles nous mettaient en garde avec différentes affichettes, par exemple : ‘Faut faire attention, parce que les zombies aiment bien manger les cuisses, plus que le genou, ou plus que la jambe’ ou encore ‘Ce que les zombies détestent, c’est les stroboscopes’.

A la fin, justement, elles se sont mises face au public et ont joué avec un stroboscope très lent. On était plongés dans le noir pendant une seconde, une seconde et demi, et à chaque nouvel éclair, elles s’approchaient par à coups. Puis elles se sont jetées dans les gradins, sur nous quoi, et elles ont grimpé. C’était amusant à voir. Y a eu des cris, des rires, peut-être même quelques pelotages 😉»

King of Nunchaku

Les parisiens de King of Nunchaku sont la progéniture spirituelle de La Muerte.

« Eux, ils n’avaient rien de zombies, au niveau énergie ! Ils sont jeunes (16 -18 ans) mais ils ont une sacrée présence scénique. C’est des vrais rockers dans l’âme, avec les santiags, les jambes arquées et tout… Je pense qu’on entendra encore parler d’eux »

King of Nunchaku

King of Nunchaku

Le Vecteur

« Ils ont vraiment une programmation à part, qu’on trouvait à Bruxelles dans les années 90 et qu’on ne trouve plus aujourd’hui. Bruxelles se gausse un peu de son statut international, et en oublie un peu les performances super intéressantes, comme on peut en voir de plus en plus, par contre, à Charleroi».

Merci Lionel 🙂

Si t’écoutes ça… C’est Charleroi !!!

16 Nov

L’équipe de Charleroi Face B a enfilé casquette et baskets pour vous ramener des images de LA soirée Hip Hop qui a eu lieu le vendredi 6 novembre dans la magnifique salle du Coliseum.

Outre le rappeur français controversé « Orelsan », 3 groupes Made in Carolo ont fait bouger les 600 nuques présentes battant la mesure au rythme des beats bien léchés de Capuchon, KLM, Exodarap et Saladin. Un plateau d’artistes magnifiquement servit par le collectif « Back in the dayz ». Une initiative qui, nous l’espérons, fera des petits.

L’agenda de novembre est arrivé!

2 Nov

De l’atelier d’écriture au concert de métal en passant par un ciné-club, Charleroi Face B a sélectionné pour vous une quinzaine d’événements à ne pas rater ! Tout le monde y trouvera son bonheur… (voir page agenda)