Archive | mars, 2010

Y a ceux qui skatent, et ceux qui skettent (des bières)! – Skate Contest, 13 mars 2010

30 Mar

(Samedi 13 mars 2010, Skate Contest – Ministère des Finances)

Un peu plus d’une cinquantaine de personnes massée devant le ministère des finances, quelques planches qui claquent, un peu de bière… ne vous inquiétez-pas la police veille ! Rassemblement de personnes non-autorisé, au revoir et merci, vous avez une demi heure pour aller voir plus loin !!! Magnanimes quand même les flics…

Trente-quatre minutes plus tard, mouvement de foule direction le parking des TEC derrière le pont. Sol nickel pour rouler, pas de voisins importunés, décor très underground, tout y est, le skate contest peut reprendre.

Changement de décor mais pas de scénar : Silence, les bus se reposent ! La brigade de choc des TEC arrive en force, enfin à deux. Désolé, vous êtes sur une propriété privée, vous perturbez les chauffeurs en pause. Quoi, il y aura grève demain ?

Après un petit crochet par le ministère juste pour le fun, le road movie urbain s’achève au Vecteur avec la projection d’un docu consacré au skate bien sûr, ‘This Time Tomorrow’. Ça au moins, c’est encore permis…

Il y a dix ans, le périple m’aurait sans doute amusé et le récit légèrement romancé m’aurait sans doute valu l’exclu de 10h dans la cour du collège dès le lundi. Mais, au-delà de la nostalgie des bons délires des mercredi après-midi devant le ministère, un triste constat s’impose. Volonté politique ou pas, aujourd’hui comme il y a dix ans, aucun espace n’est prévu dans la première métropole wallonne pour les nombreux amateurs de skate !

Malgré les innombrables initiatives et sollicitations de collectifs comme Carolozoo, ‘hôte’ du jour, l’espoir qu’un skate parc voit le jour à Charleroi n’a jamais dépassé le stade des vagues promesses politiques.

Plus globalement, alors que notre ville est en pleine mutation, on peut déplorer que la culture urbaine en général ne trouve toujours pas de place dans les grands projets de réaménagement.


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« Elles ont aimé »… La soupe de Madame Espérance!

29 Mar

Depuis le mois de février, et jusqu’en septembre prochain, Sambraisie et Arts Nomades vous invitent à habiter le quartier de l’Eden, en prévision du festival « Plein la rue » 2010. Chaque mois, Madame Espérance et ses complices installent leur roulotte sur la Place du Bourdon et partagent un bol de soupe avec tous ceux qui veulent s’arrêter un instant, dans leur course folle.

Le samedi 20 mars dernier, « elles » ont rencontré Madame Espérance, et elles ont aimé.

Marie-Claire

Vous vous souvenez de la fête de quartier « Plein la rue », en septembre 2009 ? Un des centres en était la cuisine de Madame Espérance, installée sur la place du Bourdon. C’est tous les mois maintenant qu’ont lieu sur la place du Bourdon ces soupes de Madame Espérance, en prolongement de la fête passée, en prévision de celle à venir. Une collaboration de Sambraisie et d’Arts Nomades. Une occasion de rencontre entre les gens du quartier, et aussi avec ceux qui ont envie de partager ce moment de convivialité.

Ce samedi 20 mars, c’était une soupe de printemps, il y avait déjà un peu plus de monde, les habitudes se prennent doucement. En famille, sous le soleil, et des passants qui passent puis traînent. On parle de tout et de rien, les enfants jouent et construisent avec des pommes de terre de jolies marionnettes qu’ils mettront en scène juste avant la soupe. Et puis Claudia Shallow nous avait rejoints pour mixer ses belles musiques.

Simple moment de rencontres et de plaisirs partagés…. La prochaine soupe se dégustera le vendredi 23 avril.

Emilie

‘Le quartier de l’Eden’ ? Ça sonne bizarre… Pour moi, le quartier de l’Eden, c’est une pause, à la moitié de la rue de la Montagne. Genre quand on arrive à la Boutique NRJ, on est presque au bout. L’Eden, c’est la frontière entre la Ville Basse et la Ville Haute. L’Eden, c’est aussi un carrefour qu’il veut mieux éviter à l’heure des sorties d’école. Puis c’est un lieu de culture, bien entendu.

Est-ce qu l’Eden est un quartier ? Pourquoi pas ? Il y a des gens qui y habitent, des gens qui y travaillent, une école, des associations, des maisons de jeunes, des restaurants. Puis après tout, c’est pas parce qu’on habite au centre-ville qu’on ne peut pas faire partie d’un quartier.

Un quartier, avec des voisins qui se connaissent, qui ont toujours un peu de farine, au cas où vous auriez oublié d’en acheter, des voisins qui se parlent et s’apprécient, des voisins qui se disputent pour une clôture ou des crottes de chien. Un quartier, avec des enfants qui roulent à vélo et jouent au foot en été. Un quartier où on organise des fêtes aussi. Oui, c’est une vision nostalgico-utopique, mais si on prend la peine de retourner à ce que l’on considère parfois comme un ‘âge de pierre’, on (re)prend vite goût aux plaisirs simples.

Samedi dernier, à 18h, après le boulot, je suis passée dire bonjour à Madame Espérance et à ses copains d’Arts Nomades. Et ça m’a fait plaisir de voir que leur pari est en train de se réaliser. Oui, il est possible de faire vivre une place qui n’en est pas vraiment une, de rassembler des voisins qui ne s’étaient jamais parlé, de mélanger trois générations autour d’un simple bol de soupe servi autour d’une roulotte qui, à première vue, n’a rien à faire là. A deux pas de la Place Charles II, à deux pas d’une artère commerciale, derrière un porche auquel personne ne prête jamais attention. Un village dans la ville.

Oui, je suis idéaliste, à la limite de la niaiserie. Mais si Espérance pouvait venir s’installer près de chez moi, ce serait vachement cool.

Photos: Marie-Claire Blaimont

Ils font bouger Charleroi – Stéphane Nottet

25 Mar

Le voilà enfin, le deuxième invité de notre rubrique « Ils font bouger Charleroi ». Stéphane Nottet, artiste plasticien, expose son ‘art chrétien’ avec les Têtes de l’Art, et désobéit civilement sur les terrils et les ronds-points.

Vous n’avez rien compris? 🙂

Suivez le lien! https://charleroifaceb.wordpress.com/a-la-loupe/

Charley Case au Musée des Beaux-Arts

13 Mar

Bien loin de l’image poussiéreuse et figée qui nous vient bien souvent à l’esprit lorsqu’on associe « musée » et « Beaux-Arts », à Charleroi, le Musée des Beaux-Arts est un lieu qui se veut avant tout un espace citoyen en perpétuel mouvement ! Tantôt témoin d’un faste passé artistique, tantôt ouvert sur le monde et ses enjeux, il nous offre des perspectives, nous pousse à la réflexion sur nous même, sur ce qui nous entoure et sur le rapport intime entre les deux…

Décomplexer, démystifier, rendre accessible notre patrimoine artistique, c’est précisément l’objectif que s’est fixé le Collectif Point Barre, regroupant, au sein du Musée, des jeunes entre 7 et 27 ans, afin de favoriser l’ouverture vers l’extérieur et d’attirer de nouveaux publics. Pour la saison 2009-2010, ces jeunes ‘médiateurs culturels’ proposent la découverte de différentes œuvres à travers la musique électronique.

Très prochainement, le Musée accueillera en ses murs une nouvelle expo temporaire, « Charley Case, Terre, île… ». A l’image d’un corps évoquant une feuille d’arbre ou d’une fougère définissant la colonne vertébrale, l’artiste place au centre de son œuvre préoccupations environnementales et relations humaines. Par de multiples supports (lithographies, aquarelles, photos, vidéos, performances), il décrypte la complexité des rapport ‘Terre / Homme’ !

Vernissage le 26 mars à 19h

Expo accessible du 27 mars au 4 juillet

Au Musée des Beaux-Arts de Charleroi (Palais des Beaux-Arts)

http://www.charleroi-museum.org

http://www.charleycase.be