Archive | octobre, 2010

Cabine à témoignages – Part II / Auto-congratulation :-)

28 Oct

Vos impressions sur la journée du 28 août… Remember! (Charleroi bouge!)

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Derrière les murs – ‘Illégal’, au Ciné Le Parc

24 Oct

A Face B, on est fans du Cinéma Le Parc. Parce que c’est un petit cinéma dans un cul-de-sac artificiel, parce qu’il résiste, encore et encore, à l’envahisseur.com,  parce qu’on trouve l’équipe fort sympathique, parce qu’ils passent des films en VO, parce qu’ils organisent des vernissages, parce que tous les premiers lundis du mois, ils passent des classiques du cinéma sur grand écran, parce qu’ils lancent ce jeudi un cycle de documentaires musicaux qu’on ne risque pas de voir ailleurs 🙂 (voir agenda).

Et parce qu’ils programment depuis le 6 octobre le nouveau film du réalisateur belge Olivier Masset-Depasse, petit chef-d’oeuvre sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en mai dernier, prix de la meilleure interprète féminine au FIFF et nominé à la prochaine course aux Oscars.

‘ILLEGAL’ aborde la problématique très tabou de ceux et celles qu’on appelle les ‘sans papiers’ et de leur détention en centres fermés. Comme on a le bras long, on a dégoté pour vous une interview du réalisateur, réalisée par une de nos plumes enthousiastes, au récent Festival International du Film Francophone de Namur.

Avec Illégal, à travers l’histoire de Tania, une immigrée clandestine enfermée dans un centre fermé qui refuse de dévoiler son identité pour protéger son fils, vous collez un visage, une histoire et des émotions à un sujet sensible.  Pourquoi avoir choisi de traiter cette thématique ?

Ce n’est pas vraiment moi qui ai choisi le sujet, il s’est imposé de lui-même. Simplement en regardant la télévision, j’ai été saisi d’un malaise par rapport à ces enfermements d’innocents et j’ai eu envie de savoir ce qui se passait derrière ces grilles. Il y a beaucoup de films sur les sans-papiers, et de très bons, comme Welcome, par exemple… Mais c’est la première fois qu’on montre ce qui se passe derrière les grilles d’un centre fermé. J’ai voulu le faire comme un vrai film de cinéma et faire tendre le drame vers le thriller psychologique, en donnant une sensation de tension, de pression. Parce que ces gens vivent sous pression en permanence.

Le film nous fait pénétrer à l’intérieur d’un centre fermé avec un réalisme saisissant. Comment vous-êtes vous documenté pour le préparer ?

J’y suis entré. Avec un journaliste du Soir, Hugues Dorzée, et un juriste de la Ligue des Droits de l’Homme. Le service des étrangers se trouvait alors dans une situation où il lui semblait plus judicieux de communiquer. On a donc réussi, en insistant, à obtenir l’autorisation de rentrer dans le centre 127bis. On ne pouvait pas filmer mais on pouvait s’imprégner, observer, interroger les gens. On a donc pu avoir une vision assez large tant au niveau procédural que psychologique et capter quelques éléments d’ambiance : voir des enfants en pyjama à 16h, voir leurs mères lobotomisées par les calmants… Dans l’aile des familles, j’ai été particulièrement frappé par l’état de délabrement total des lieux : des graffitis au mur, la moitié des néons éteints, etc.

L’héroïne est une femme. Or le titre du film est au masculin, Illégal… A quoi, à qui s’applique-t-il ?

C’est le système qui est illégal. Il est très loin des droits fondamentaux que nous revendiquons. Ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’on enferme des gens qui ne sont pas des criminels. Quand on prive quelqu’un de liberté, forcément on sème le doute sur cette personne : si on l’enferme, c’est qu’il a fait quelque chose. Oui, c’est vrai, ils n’ont pas de papiers. Mais ces gens sont des gens comme nous.

Dans Cages, l’héroïne séquestrait son homme infidèle ; dans Illégal, le contexte est très différent mais il est aussi question d’un enfermement…

Il y a des éléments de continuité. Ce personnage féminin, d’abord, qui me suit, qui grandit avec moi. Une femme déterminée, froide, un peu rude mais prête à tout. Une femme forte, « bigger than life ». Et puis, il y a cette notion d’enfermement. Mais il y a une différence fondamentale. Autant dans Cages, je tournais autour de choses intérieures, autant ici, je m’intéresse aux autres. Je me suis rendu compte que j’en sortais plus riche. Quand on fait un film comme Illégal, on en ressort un peu moins bête. Parce qu’on a dû enquêter, revoir l’histoire de la Russie, etc. Un peu comme un mémoire de fin d’études quoi !

Comment envisagez-vous la direction de vos acteurs ? Vous êtes plutôt directif ou vous leur laissez une grande marge de manœuvre ?

Je suis plutôt directif. Sur le tournage, mon but, c’est que l’acteur ne réfléchisse pas. Donc, je l’embête tout le temps. En amont, on travaille beaucoup ensemble. Pour ce film, comme il fallait en plus apprendre le russe, ça a duré cinq mois. On a fait pas mal de lectures et de répétitions avant. Le plus important pour moi, c’est que l’acteur ait son personnage avant le tournage. Pendant le tournage, on est dans la spontanéité.

Vous connaissez bien le FIFF… Vous êtes notamment venu pour Cages en 2006 (qui a remporté deux prix). Content de revenir ?

Très content ! Et très honoré d’être en ouverture.

Quel est l’intérêt d’un festival comme le FIFF pour un réalisateur?

C’est un festival qui a un impact certain en Belgique. De plus en plus en France. Pour moi, le FIFF, c’est plutôt une relation émotionnelle et familiale. J’aime bien ce festival et ce qu’il véhicule, cette bonne humeur ambiante…

Est-ce qu’il y a des films en particulier que vous avez envie de voir à cette édition ?

Cette année, il y en a beaucoup, oui. Malheureusement, je ne pourrai pas les voir parce que j’ai une promo d’enfer mais je me rattraperai. Je citerais en particulier Au nom des Gens et le Guillaume Canet (Les petits Mouchoirs).

Votre passage au Fiff est-il l’occasion de lancer de nouveaux projets et lesquels ?

J’ai plusieurs projets en tête, dont un qui me prend aux tripes. Il est un peu en continuité avec Illégal. J’aime bien l’idée du thriller politique, dans la ligne de Costa-Gavras. Ca me titille. Mais il faut que ce film-ci sorte. C’est comme un bébé, il faut qu’il sorte pour que je puisse passer à autre chose.

Et par rapport au fait que le film ait été sélectionné pour représenter la Belgique aux Oscars ?

Je suis sur un petit nuage. Je me sens fier, honoré. C’est une belle surprise.

‘Illégal’, au Cinéma Le Parc jusqu’au 9 novembre 2010. Horaire des séances sur http://www.cineleparc.be/programmation_affiche.php?v=view&m=876

Interview réalisée par J.B. dans le cadre du Quotidien du Festival International du Film Francophne de Namur (FIFF) http://www.fiff.be/fr/Programmation/Le-Quotidien2

La cabine à témoignages, Part One: « Charleroi, ville culture? »

22 Oct

Focus Flamand et B.O. Country : le (sou)rire et les larmes

19 Oct

Dans le cadre du ‘Focus flamand’ programmé par L’Ancre et le PBA+Eden, le Studio Danse accueillait, du 14 au 16 octobre, « The Broken Circle Breakdown featuring the Cover-ups of Alabama ». Une pièce «melting pot» (du théâtre néerlandais, des sous-titres français, de la country américaine) pas vraiment évidente. A première vue.

Dans une ambiance saloon, Elise, Cow-girl à franges et langue noir, blablate en flamand avant d’entamer une bluegrass song, en compagnie de son ex-Didier et d’une bande de musiciens en costards blancs, Santiags et Stetson. À moins d’être fan de l’Amérique profonde et parfaits bilingues, on entre dans la pièce avec un certain scepticisme… Il ne faut pourtant pas 10 minutes pour être «dedans».

Pour la soirée et pour oublier le présent, Didier devient Monroe, Elise devient Alabama. Ils se balancent leurs vies, partagent des moments de tendresse passées, se souviennent… Ils content, ensemble mais souvent dos-à-dos, l’histoire de l’implosion de «leur» cercle. Le descente en enfer dans laquelle la maladie – et le décès – de leur petite Maybelle les a plongés. Alors que Didier en veut à Dieu et gueule sur la terre entière, Elise renonce, peu à peu. La langue charbon, c’est le – vain -lavage d’estomac.

La recette fonctionne à merveille : par la justesse du texte et des émotions (incarnées par les fabuleux Johan Heldenbergh et Mieke Doubles), par la balance parfaite du récit où la musique n’est pas là pour «faire joli» mais pour servir la narration. On est à mille lieu de la comédie musicale.

Et, sans forcément être toqué de country, on se doit d’admettre que les mélodies collent parfaitement à l’histoire : pour accentuer la sensibilité des faits comme pour alléger l’ambiance. Parce que, bien que terriblement grave, la pièce ne tombe pas dans le pathos. On rit – du mariage à Vegas, des mots d’enfants – malgré le conte infernal qui nous avale tout cru.

Et si, on souhaite que «ça se termine», c’est par peur de sangloter bêtement sur l’épaule du voisin (ou de la pénurie de kleenex qui guette) et non par lassitude.

La Cie Cécilia a de nouveau conquis wallons et carolo, et peut ramener sa – belle – langue quand elle veut. Au focus suivant ?

V. Pop

Ma ville, ta ville, sa ville… Notre ville?

18 Oct

On vous a beaucoup parlé du festival Livresse ces derniers jours, mais le RDV des littéraires engagés n’était pas la seule activité au tableau de Charleroi ce week-end. Jeudi soir, par exemple, Livresse faisait face à une rude concurrence avec la soirée spéciale ‘Mochélan’ au Ciné Le Parc. Une demi-heure avant le début du spectacle, les aficionados des sorties culturelles, ainsi que quelques visages moins familiers, se bousculaient déjà sur le trottoir du petit cinéma d’art et d’essai, impatients d’applaudir le clip tout nouveau, tout beau du jeune artiste Carolo et de son collectif, Poumon Noir.

Mochélan, c’est le grand type qu’on voit un peu partout en ce moment : dans l’émission ‘Au Quotidien’ et au JT de 13h (l’exploit !) sur la RTBF, dans les colonnes du Soir (autre exploit !), à notre événement ‘Charleroi bouge’ en août, et plus récemment au weekend d’ouverture du Théâtre de l’Ancre. Tout le monde se l’arrache ! Même les politiciens semblent conquis, eux qui se montrent souvent frileux face aux initiatives qui donnent une visibilité un peu trop importante aux clichés du Pays Noir – fût-ce avec autodérision.

Avec sa chanson ‘Notre ville’, véritable plaidoyer d’un Carolo pour sa ville, Mochélan a su séduire le jury de l’Envol des Cités, concours musical qu’il a remporté en juin dernier. Depuis, c’est l’effet boule de neige : voilà que la petite fourmilière culturelle Carolo s’intéresse au chanteur, et se met à partager sa découverte sur les réseaux sociaux. Ni une, ni deux, grâce au coup de pouce du PAC et de ses agitateurs culturels, le voilà propulsé dans les médias et invité à se produire un peu partout en ville. L’occasion de faire sortir de l’ombre les autres créations (musicales et audiovisuelles) du collectif, qui circulaient déjà sur le net mais restaient cantonnées à un milieu d’initiés.

Comment expliquer cet engouement récent et massif pour le travail d’un collectif qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai ?

Tentative de réponse parmi les spectateurs : « Il faut du temps pour que ça se révèle, lance Patrick. Le slam est issu d’une culture un peu fermée. Je pense aussi qu’il se développe un intérêt pour la création qui se fait hors des murs institutionnels. Il faut voir maintenant si ça va dépasser le milieu socioculturel averti. On connaît Mochélan à Charleroi. Est-ce que ça va dépasser nos frontières régionales ? ». Pascal parle de chance : « Parfois, il suffit d’un élément déclencheur pour que tout s’emballe. L’emballement vient plus vite aujourd’hui qu’en 2007. Cependant, il y en a pour qui ça marche et d’autres pour qui ça ne marche pas. Le talent ne suffit pas, il faut un peu de bol aussi ! ».

Réponse du principal intéressé : « Je pense qu’il y a du potentiel dans la dynamique du collectif Poumon Noir, maintenant, si c’est un succès, ce n’est pas à moi de le dire, mais au public évidemment. Aussi, il faut vraiment préciser que même si c’est ma tronche que l’on voit le plus, je ne serais nul part sans Julien, Nisdo, SBF, Lionel, Philippe, Juliette, Mayra, Louis, Pierre, Olivier, Renaud, Alix, Ceed… (et la liste est loin d’être exhaustive). Il est certain que c’est la victoire de l’Envol des Cités qui a permis de mobiliser des gens et de nous ouvrir des portes. Je sais que je dois beaucoup à Fabrice (du PAC), car même si cela est fait dans le cadre de son travail et qu’il essaie d’en tirer un bénéfice pour la visibilité du PAC, je sais que la promotion qu’il nous fait lui tient à coeur et que si on était juste un dossier de plus sur son bureau, les choses n’évolueraient pas aussi rapidement. Le contexte actuel à Charleroi est évidement un facteur important, que cela vienne de vous (Face B), de Mika (Rockerill), de Philippe (Focale Alternative) de Jean-Michel (de l’Ancre), ou encore du crew ‘Back in the dayz’. On sent une volonté d’aller de l’avant et de construire quelque chose de positif pour la ville ».

Un regret cependant, l’inertie des structures culturelles : « J’ai présenté ‘Notre ville’ pour la première fois il y a plus de trois ans à tous les acteurs culturels de la ville. J’ai démarché, apporté des CD et je n’ai jamais eu de réponse. Donc, quelque part, je suis un peu déçu de constater qu’il faut que cela passe par quelqu’un qui a du « poids » pour que les choses bougent. Je vais un peu lever le nez de mon nombril et penser aux autres artistes de la région bourrés de talent : est-ce qu’il faut impérativement que cela passe par une structure politisée pour avoir une chance de présenter son travail ? Perso, j’ai pas envie de ça pour la ville ».

Coup de bol ou juste retour des choses, c’est un succès bien mérité pour Poumon Noir, qui, comme un tas d’autres individus, structures ou collectifs, travaille quotidiennement à redorer l’image de Charleroi. ‘Notre ville’, c’est le regard lucide et attendrissant d’un Carolo sur une ville qu’on aime, « même quand elle fait un peu peur ». Et si l’engouement est aussi massif, c’est que sa chanson fait écho à quelque chose qui sommeille en chacun de nous : « J’espère que l’objectif qui nous réunit, pour l’instant, c’est le nouveau visage de Charleroi. Et que même si on est pas tous « potes », on va se serrer les coudes pour l’atteindre. On n’est pas appréciés de tout le monde, mais beaucoup de gens voient le morceau ‘Notre ville’ comme un outil pour atteindre l’objectif. Tant mieux (en plus c’est assez flatteur). Tant pis pour ceux qui s’en servent pour leur gueule car ils finiront tous seuls ».

Ca, c’est fait.

En attendant de pouvoir partager le clip, ci-dessous une version acoustique en live au Botanique, en 2008 (après 4 tentatives d’afficher l’image, on s’est contentés du lien. Que ça ne vous empêche pas de cliquer dessus 🙂

http://www.dailymotion.com/video/x8g7nr_notre-ville-bota-08_music

Live from Livresse: épisode 4

16 Oct

Engagement et homosexualité

« Socières mes Sœurs », le film de Camille Ducellier ouvrait le débat sur l’engagement LGTB (Lesbien, Gay, Trans, Bi). Dérangeant, ce moyen-métrage l’est certainement.  Au-delà d’un esthétisme particulier, qui ne pouvait plaire à tout le monde, ce documentaire met en scène différentes formes d’aliénations – et de libérations – liées à la sexualité, avec pour trame de fond le rejet d’une société judéo-chrétienne et conservatrice qui impose sa loi : prostitution, transgenre, domination, féminisme extrême, activisme… à travers des témoignages, tantôt crus tantôt ironiques, le film pousse à la réflexion.

Une réflexion développée lors du débat animé par Olivier Hespel, en présence de Philippe Genion (« Comment parler le belge »), Sara Colaone et Luca de Santis (« En Italie, il n’y a que de vrais hommes »).

L’humour qui fait mouche de notre Philippe (pas le prince, l’autre) national, les traductions live de Michael Sacchi, la patience de Sara et les efforts linguistiques de Luca, ont allégé l’atmosphère autour de ce sujet sensible. D’entrée de jeu, les différences entre les situations belge et italienne sautent aux yeux. En Italie, l’homosexualité n’existe tout simplement pas.

À l’inverse d’une Gay Pride bruxelloise, que l’on pourrait presque qualifier de festival – les droits des homosexuels étant plus ou moins  acquis en Belgique – les revendications italiennes sont plus que jamais à l’ordre du jour : dans ce pays où le catholicisme fait loi, malgré l’interdiction de l’homophobie, les mentalités se radicalisent et les agressions contre les « autres » se multiplient. Après 30 ans de lutte, rien n’a changé.

Avec leur roman graphique – mettant en scène les persécutions de la communauté homosexuelle dans l’Italie de Mussolini – Sara et Luca entendent faire avancer cette lutte et surtout sensibiliser l’opinion publique.

Refusant les étiquettes qui ne stigmatisent plus qu’elles ne définissent réellement, Philippe Genion a cependant insisté sur l’importance de mettre en lumière les différences. « La Gay Pride a sans doute besoin de plumes et de couleurs pour que, en définitive, les gens acceptent tout simplement ce qu’ils ont vu ».

 

V.Pop & Djool

Live from Livresse

15 Oct

Épisode 3

Segments au Vecteur!

Lecture-performance « Segments » à 13h

En ce début d’après-midi un peu gris, on reste dans les tons pour l’entrée en matière de cette deuxième journée de festival. Pendant que d’autres ripaillent joyeusement dans le bar voisin, les plus assidus se plongent dans une troublante lecture des textes d’Edgard Cosma (Edition Renaissance du Livre).

Sur fond de questions existentielles parfois déstabilisantes voire dérangeantes, Luc Vandermaelen, nous conte l’histoire de Cédric-Eugène en commençant par sa conception durant la guerre lorsque son père rencontra inopinément sa mère alors qu’il tentait de se cacher, traqué par l’ennemi. Le tout, il faut le dire, avec beaucoup de précisions et sans omettre d’énumérer bon nombre de ces aïeuls, fertiles procréateurs comme décrits dans le texte…

Un texte intense rehaussé par le timbre sombre et énigmatique du narrateur, un habillage sonore et visuel parfaitement en harmonie avec l’atmosphère, à la fois douce et mélancolique qu’insuffle le récit, offrent un moment propice à la réflexion et à l’apaisement avant l’euphorie des festivités de la soirée.