Mieux qu’un grog, mieux qu’une caresse – Eté 67 à l’Eden ce samedi 16 octobre

11 Oct

 

© Jérôme K

 

Si vous êtes radiophiles, vous avez certainement en tête le refrain de ‘dans ma prison’ et il se peut que vous fredonniez ‘yeah yea-eaaaaah’ en concluant qu’Eté 67 est juste un énième groupe de rock français pour midinettes et  femmes cougars.

Il n’en est rien, même si c’est clair qu’aucune adulescente qui se respecte ne cracherait sur une jolie barbe de trois jours 🙂

Les liégeois d’Eté 67 sont de passage à Charleroi avec les mélodies rock et folk de leur deuxième album, et on vous conseille vivement d’y prêter une oreille attentive. Il y est question d’une fille qui s’appelait Drogue Douce, d’une frontière à passer, d’un cowboy tout nu, d’une chambre en feu, d’un cœur livré dans un abattoir, de filles généreuses et de bien d’autres curiosités qui se dévoilent davantage au fil des écoutes, comme du bon vin qu’il faut laisser décanter.

Ils ont enflammé les Nuits Botaniques. Ils partageaient la grande scène avec Dutronc cet été aux Franco. Ils étaient sur la plaine de Dour. Ils ont remporté l’Octave de la Musique (version belge des Victoires de la Musique) du meilleur concert pour la saison 2009-2010.

Si ça, ça vous donne pas envie, sachez qu’on les a rencontrés ce midi à l’Eden, et qu’ils sont vachement sympas. Des gars qui boivent bien leur verre comme tout le monde et qui sont prêts à tester la capacité festive de Charlyking. Si ça, ça vous donne pas envie…

Texte: Charleroi Face B

Photos : Jérôme K

INTERVIEW

Vous êtes Liégeois. Est-ce que vous êtes un peu chauvins ?

Evidemment. On entretient un rapport fusionnel avec Liège… Un rapport d’amour/haine, un peu comme vous avec Charleroi, j’imagine. Y a toujours des choses bien et d’autres moins bien, y a des choses qui nous agacent aussi, mais on est clairement attachés à notre ville. Elle transparaît dans certaines de nos chansons, comme ‘crime passionnel’ et ‘le quartier de la gare’ par exemple.

Est-ce que vous connaissez Charleroi ?

Assez peu… Trop peu en fait! On a déjà  joué à Charleroi, on tourné ici avec le premier album et on en a gardé un bon souvenir. On a joué au Coliseum, à Marchienne-au-Pont (NDLR : ‘Mars en chanson’ à la MPA), à Montigny-le-Tilleul… On a toujours été bien reçus et y a toujours eu une belle ambiance.

Mais est-ce que vous avez déjà fait la fête à Charleroi ?

Après les concerts, oui, mais sur le lieu du concert, jamais à l’extérieur… Peut-être ce samedi, après le concert à l’Eden ? Ce sera la clôture d’une grosse semaine… Peut-être qu’on va rester et faire la fête ici !

En parlant de sorties, samedi vous serez en concurrence avec le festival Livresse au Vecteur, et le concert de Dub Inc au Coliseum. Qu’est-ce que vous avez envie de dire au public Carolo pour le convaincre?

Qu’on est mieux que le groupe qui passe au Coliseum ? J Que Nicolas offre sa chemise après le concert ? (NDLR : ne rêvez pas les filles, l’intéressé a dit non). Plus sérieusement, on a présenté le deuxième album en tournée acoustique dans quelques salles, on l’a joué dans quelques festivals, mais la vraie tournée dans les salles ‘électriques’, elle débute samedi à l’Eden, et c’est une toute autre facette du groupe que le public va pouvoir découvrir. Un set plus long, avec des chansons du 1er album, celles du 2e évidemment et, en exclusivité, quelques chansons du 3e album…

A la sortie du 2ème album, après quatre ans d’attente, on en a parlé dans les médias comme de « l’album de la maturité », un concept fort apprécié des critiques. Est-ce que c’est un argument de vente, ou est-ce qu’il y a du vrai là-dedans ?

‘L’album de la maturité’, c’est une expression qu’on n’aime pas trop… Ca fait un peu « installé », comme si cette fois, ça y est, on n’a plus rien à prouver.

Le nouvel album est clairement plus mûr et mature que le 1er, mais il le sera moins que le 3ème! On est un groupe, qui vit, qui évolue, qui se pose des questions. Un album correspond à ceux qui l’enregistrent, au moment où ils l’enregistrent.  Le 1er album, c’était une découverte pour nous, on a découvert ce que c’était de vivre en studio, de tourner, etc. C’était l’album des premières fois. Pour le 2ème, on n’allait pas faire « le quartier de la gare n°2 ». On peut dire que cet album-ci est mieux maîtrisé. C’est un peu un album ‘carnet de route’. On a pas mal baroudé, et ça se ressent à travers des morceaux comme « Le pourboire » ou «Une vie saine ».

Il s’est passé quoi, pendant l’été 67 ?

L’été 1967, c’est l’esprit Flower Power, le ‘Summer of love’, toutes les ‘good vibrations’. 1967, c’est le 1er album des Doors, des Velvet Underground, de Pink Floyd, c’est Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles… Un tas d’albums qu’on écoutait quand on était ensemble sur les bancs de l’Athénée. C’est un peu ça qui nous réunissait, quand autour de nous, c’était plutôt Starflam et ‘Petit Frère’.

Vous avez récemment été récompensé aux Octaves de la Musique, pour le meilleur concert de l’année. Vous vous souvenez du concert en question ?

Euh non… C’était peut-être celui de ce samedi à l’Eden? 🙂

En pratique

Coco Royal + Eté 67

Samedi 16 octobre dès 20h30– Eden (3 Boulevard Jacques Bertrand)

14 euros (tarif abonnés) / 18 euros

 

© Jérôme K

 

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Une Réponse to “Mieux qu’un grog, mieux qu’une caresse – Eté 67 à l’Eden ce samedi 16 octobre”

  1. jeromek octobre 13, 2010 à 15 h 16 mi #

    chouette chouette l’article

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