Britain, 521 PCN, a Wednesday, about tea time… (Bis-Arts is BACK: Jour 2!)

4 Nov

‘Un roi Arthur’ – Vendredi 5 novembre, 19h à l’Eden (Gratuit!)

Deuxième volet de notre collaboration avec le PBA+Eden à l’occasion du Festival Bis-Arts 2010, avec un autre article issu du magazine du festival! Et la version complète du Bizarroïde d’aujourd’hui, téléchargeable en bas de page. Régalez-vous, ça a l’air terrible!

Haut les trompettes, voici « Un Roi Arthur »! VIe siècle après Jésus-Christ, ces satanés Saxons s’apprêtent à conquérir la Bretagne. La grande, pas l’autre, la petite, même si Les Grooms, eux, seraient plutôt des Français, enfin disons des Celtes, et sont donc définitivement du côté des Bretons. Si vous ne suivez pas, faut pas vous en faire : les cours d’histoire et d’anglais sont inclus dans le package gratuit ! Repeat after me : les Bretons (yeaaahhh) et les Saxons (ouhouu) s’opposent dans une lutte sans merci pour conquérir un royaume et la douce aveugle qui complète le petit lot de récompenses de celui qui gagnera la bataille.

S’opposent un jeune et beau ténor et un baryton, plutôt vieux, laid et rebutant. En chœur grec, on retrouve une fanfare de clarinette, saxophones et autre trompette, et parfois quelques flûtes ! Sur le lutrin, une partition qui se danse en farandole (ben oui, s’il y a un mariage) ou en hip-hop (texte + musique : Eminem n’a décidément rien inventé). Merlin, lui, n’est plus magicien mais alchimiste, avec des airs de David Copperfield croisé avec la belle-mère de Blanche-Neige, version sorcière, le cache-sexe en plus.

A coups de décrets de jours de fêtes (pour la victoire, pour le plaisir, pour tout, du moment qu’on peut faire la fête), Les Grooms nous guident dans une histoire romanesque et enchanteresse. Le spectacle répond en plus à une question éternelle : mais que deviennent tous les « mauvais » élèves des académies de musique ? Mauvais, pas point de vue musical, non. Ils assurent plutôt, autant pour les voix que pour l’orchestre. Je parle de tous ceux dont on sait, dès l’entrée à l’école de musique, que malgré leur talent, ils ne trouveront jamais leur place dans l’Orchestre National, ou dans les chœurs de l’Opéra de Wallonie. Ben oui, ceux du fond de la classe près du radiateur ! Imaginez-vous des pétards exploser au milieu de la Monnaie ? Ou une bonne pinte dans les mains du chef d’orchestre ? Par contre, question reconstitution des foires et des spectacles d’époque (Purcell, 1691 !), pas moyen de faire mieux !

Un divertissement complet, voilà ce qui plait à la cour du nouveau Roi. Plus de fêtes, plus de rires, et des comédiens plus qu’à la hauteur ! On n’imagine pas un match de catch entre deux compétiteurs du Reine Elisabeth, et encore moins entre deux têtes couronnées… Pourtant, le sport se révèle plus qu’intéressant : en chemise, ou (presque) nus à la romaine, les corps athlétiques combattent jusqu’au dénouement ! Que le plus rieur perde, et laisse l’autre se frotter à la ravissante aveugle. Oui, bien sûr, nous nous rallions aux Bretons, contre cet horrible envahisseur saxon, ce fruste qui ne désire que tripoter la jolie princesse !

Si l’accent n’est pas le même (Ze king is coming), qui a dit que les Monty Pythons n’avaient pas laissé d’héritiers ? Le chant est excellent, la mise en scène aussi, qui permet à la fois aux comédiens de se changer (en fleur ?) sans que le public ne puisse le voir, mettant en place des coulisses naturelles, puisqu’humaines, et un humour qui dépasse le texte, valorisant un opéra oublié et une langue qu’hélas nous n’apprenons plus : l’anglais shakespearien. Tout pour plaire aux plus jeunes comme à leurs ainés. Alors laissez-vous guider par ces petits Spirous !

Cliquez sur l’image pour téléchargez le BIZARROIDE d’aujourd’hui et découvrir les coulisses des spectacles!

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3 Réponses to “Britain, 521 PCN, a Wednesday, about tea time… (Bis-Arts is BACK: Jour 2!)”

  1. marie claire blaimont novembre 5, 2010 à 1 h 55 mi #

    ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    des voix superbes, d’opéra, oui, la mise en scène, le plaisir de jouer, la dérision, l’amour et l’humour, et rire rire rire….

  2. marie claire blaimont novembre 5, 2010 à 1 h 58 mi #

    « un baryton, plutôt vieux, laid et rebutant », ça c’est sûrement Julien qui l’a écrit. Jaloux et petit. je n’en dirai pas plus.

    • charleroifaceb novembre 5, 2010 à 10 h 42 mi #

      Pas du tout 🙂 Ce sont les bénévoles du festival Bis-Arts, on n’a rien à voir là-dedans. A mon avis, c’était second degré, surtout que l’article est plutôt bien écrit et donne bien envie d’aller voir le spectacle.

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