En apesanteur (Repite conmigo) – Bis-Arts is BACK – Jour 3

5 Nov

Le Festival Bis-Arts se poursuit dans les rues, les brasseries, les esplanades et surtout les façades de Charleroi. Troisième morceau choisi du BIZARROIDE, le magazine du festival, avec l’interview des créateurs de Repite conmigo! Toujours en collaboration avec le PBA+Eden et ses plumes bénévoles 🙂 Attention, plus que ce soir et demain pour profiter des spectacles curieux et insolites de Bis-Arts!

Cliquez ICI pour télécharger la version complète du Bizarroïde, numéro 3!

REPITE CONMIGO

Attention, corps en mouvement à signaler dans les airs du côté de la place du Manège ces vendredi et samedi. Pour « Repite conmigo », la scène du Palais des Beaux-Arts se déplace… sur la façade. Et à la verticale ! Des danseurs volants y défient les lois de la gravité dans un spectacle poétique en apesanteur…

Entre un entrechat  aérien et un petit verre à la Cuve, Saioa Fernández et Eduardo Torres, les acrobates-danseurs-chorégraphes de la Compagnie Delrevés nous parlent de leur travail de danse verticale. Avant d’aller assister à un autre des spectacles d’un festival dont ils comptent bien profiter aussi en tant que spectateurs !

Que signifie le nom de la compagnie, del revés ?

Saioa : En espagnol, mettre quelque chose « del revés » signifie le retourner. Nous, au lieu de danser sur un plan horizontal, on danse sur un plan vertical. On retourne les corps.

(Aurélien Rotureau, le compositeur, précise qu’en espagnol del revés s’emploie également pour décrire l’état de quelqu’un de « borracho », c’est-à-dire « ivre »)

Comment vous est venue l’envie de danser dans les airs ?

S. : Nous venons tous les deux du monde de la danse contemporaine. C’était un défi pour nous de trouver de nouvelles propositions scéniques.

Eduardo : Il y avait aussi l’envie de réaliser des interventions dans l’espace urbain, accessibles à tous.

S : En dansant à la verticale, les sensations sont très différentes. On travaille avec le corps mais aussi l’architecture, l’air et parfois même avec les oiseaux qui passent.

Comment se prépare une chorégraphie verticale ?

S. : Il y a d’abord une recherche au sol, à travers l’improvisation et d’autres techniques. Ensuite, on passe à la verticale. C’est là que ça se complique. Il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas faire en l’air. Par exemple, impossible de bouger les hanches. Mais il y a beaucoup d’autres possibilités à explorer également. C’est un peu un travail d’aller et retour entre le sol et l’air pour tester ce qui fonctionne.

Comment choisissez-vous les bâtiments ?

E. : Ce sont plutôt les villes et les festivals qui nous les proposent et on voit si c’est possible.

S. : La plupart du temps, ça l’est. Chaque bâtiment offre des difficultés et des possibilités que nous exploitons au maximum. Par exemple dans le placement des musiciens. Selon les cas, ils sont tout au-dessus ou plus bas. On travaille chaque fois deux jours sur place pour s’adapter au lieu.

Quelles étaient les spécificités de la façade du Palais des Beaux-Arts de Charleroi ?

E. : Il y a notamment un petit fronton où les musiciens seront placés, à la fois en hauteur et proches du public, qui pourra bien les voir, ce qui est assez rare.

S. : Un élément très agréable est l’amplitude du lieu, il n’y a pas de bâtiment tout près qui cache la vue, on a vraiment une sensation d’ouverture.

Quelle est le meilleur endroit où se placer pour profiter du spectacle en tant que spectateur ?

E. : Les sensations sont très différentes. Si on est juste en dessous, on a l’illusion que la façade est le sol, ce qui peut être très beau. Mais si on regarde de loin, on a une vision globale de l’ensemble (NDLR : On peut donc le voir et le revoir…)

S. : On peut aussi s’asseoir ou même se coucher. Pour être plus à l’aise et ne pas avoir mal au cou !

Il y a également deux musiciens qui jouent en live

E. : Oui, nous travaillons avec un compositeur français qui a créé des compositions originales pour le spectacle. Il y a une partie d’électro plus une guitare et un violoncelle qui jouent en live.

Y a-t-il un bâtiment où vous avez dansé qui vous a particulièrement marqué ?

Les 2, en choeur : La Villa Medici, à Rome. Parce que le bâtiment était massif, splendide et avec énormément de reliefs. C’était très difficile car on ne pouvait pas s’appuyer sur le mur tellement il y avait des décorations partout. Mais c’était magnifique.

Propos recueillis par J.B

 

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Une Réponse to “En apesanteur (Repite conmigo) – Bis-Arts is BACK – Jour 3”

  1. Brigitte Boumans novembre 6, 2010 à 21 h 04 mi #

    « Repite Conmigo » magnifique sur la façade du PBA.
    Ma petite fille 4 ans1/2 avait très peur qu’ils ne tombent et était très inquiète……après le spectacle je suis allée avec les enfants auprès de ces deux artistes.
    Ils ont été super gentils, ont rassurés les enfants en montrant qu’ils étaient bien attachés, vraiment ils m’ont touchée.
    N’oublions pas les musiciens et la sono…..
    Merci pour ce merveilleux spectacle et félicitez-les tous pour nous….
    Brigitte Boumans.

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