Coup de projecteur sur le Coli (la suite)

19 Nov

Pas le temps de chômer au Coli ! Deux semaines après le succès de Dub Inc, c’est Puggy qui débarque… et fait sold out ! Le 29 octobre, plus de 1200 personnes se bousculaient devant les portes de la rue de Marchienne pour assister au concert de ce groupe pop-rock belge qui cartonne en ce moment, du jamais vu ! Nous avons rencontré le groupe juste après leur sortie de scène… Une interview en toute décompression, empreinte de Belgitude qui démontre une fois encore que Charleroi et Culture, c’est loin d’être inconciliable…

Face B : Un Français, un Suédois et un Belgo-saxon, mais le groupe se revendique belge. Vous vous préparez à une grosse tournée en France, mais vous commencez par la Belgique. Elle aurait pu démarrer en France ou encore en Suède… Pourquoi la Belgique ?

Romain : C’est ici qu’on s’est rencontré, Matthiew y est né, Ziggy et moi habitons ici depuis 15 ans et pour nous, on ne pourrait pas se revendiquer autrement qu’en groupe belge. Quand on est à l’étranger, on dit qu’on vient de la Belgique et automatiquement, on est cadré comme tel, on s’exporte comme groupe belge… on a toujours représenté la Belgique, pour nous, c’est évident !

L’identité belge vous plait ?

Romain : bien sur, on en est très fier ! Il y a énormément de choses extraordinaires en Belgique. Ce n’est pas comme si on avait décidé d’être belge. C’est naturel, on n’allait pas s’appeler groupe suédois quand on va en suède et groupe français quand on va en France ou groupe anglais quand on va en Angleterre… ce serait absurde.

Matthew : C’est marrant parce que c’est une question qui revient assez souvent, les journalistes nous posent cette même question et on a pris l’habitude d’y répondre mais ça nous a étonné la 1ere fois qu’on nous l’a posée parce qu’en fait, nous, on ne se l’est jamais posée cette question. Maintenant oui, on est respectivement d’origine française, anglaise et suédoise et nous avons respectivement nos racines et nos vies et nos cultures, mais le groupe, Puggy, est belge ! C’est vraiment pas plus compliqué que ça en fait !

Et le suédois, content d’être « belge » ?

Ziggy : Mais oui, évidemment, on se sent tous les 3 à moitié belges, parce que ça fait pas mal de temps qu’on vit ici. En Belgique, on est à la maison !

C’était donc important pour vous de commencer par notre région ?

Matthew : En fait, on est vraiment sur la première vague de la tournée et donc justement, on voulait commencer par la Belgique. Pourtant on a signé en France, le label est en France et une grosse partie de la promotion se fait là-bas. On y a aussi passé un an pour développement de l’album. Le gros du travail s’est fait en France, et du coup, ça faisait plus ou moins un an qu’on n’avait pas réellement joué en Belgique. Je pense donc qu’on avait assez fait attendre notre public belge. Pour la sortie du nouvel album, on en a vraiment fait une priorité en commençant la tournée par ici. La France suivra et en février et mars, on est de retour à l’A.B. On va essayer de tourner pendant au moins un an et demi voire deux ans sur cet album et de revenir un max. Il y a aussi tous les bons festivals belges, on espère en faire le plus possible.

On va faire encore plus local… Vous êtes venus à Marcinelle pour le festival du Mât Noir, au Pack Rock et à Fleurus. Ca vous étonne si je vous dis qu’il y a quelques années, jusque dans le New York Time, on disait que Charleroi était le Chicago de Belgique et que la ville était culturellement morte ?

Matthew : Ah c’est marrant ça ! Mais est-ce que le journaliste était venu à Charleroi ou il a juste écrit ça….?

Matthew : Chicago est un des berceaux pour le Jazz moderne aussi donc je pense que le journaliste n’avait peut-être pas fait ses devoirs… Une grande partie du monde Jazz Belge vient de Charleroi, une grande partie des plus grands musiciens belges sont de Charleroi…

Ziggy: Il se passe pas mal de trucs là-bas, toute la scène « Indie » sort de Chicago…

Romain : Nous, on a été éduqué par Bruno Castellucci et Michel Gergiou et ils viennent tous les deux d’ici donc pour nous, ça a toujours été une évidence que culturellement, ils soient les meilleurs musiciens, quasiment de la planète… Ils y a des musiciens extraordinaires et, culturellement, ça tient plus que la route!

Matthew : Je me souviens, il y a une dizaine d’années, je venais jouer ici dans des clubs de blues, il y avait plein de bars, il y avait vraiment moyen de jouer à Charleroi. A Bruxelles, Il y avait beaucoup d’américains, dont Bill Roseman et toute cette clique-là… ils venaient souvent jouer à Charleroi. Ca m’est arrivé de venir avec eux, je prenais une guitare et je les accompagnais. Pour moi, Charleroi a toujours vibré par la musique, c’est clair !

Une petite dernière sur Charleroi… Vous allez justement jouer à l’A.B et pour nous, le Coliseum, c’est un peu notre petit A.B. Ca vous parle ?

Matthew : la configuration n’est pas différente, il y a une ressemblance évidente.

Romain : En arrivant, on s’est dit la même chose. Si on y mettait un peu plus de moyens, ça deviendrait une salle de fous ! Je veux dire, avec un beau plancher et un super pied, cette salle peut vraiment devenir mythique ! Ca ne demande pas grand-chose. Je ne l’avais jamais vue avant mais j’en avais entendu parler, on m’avait dit que c’était plutôt une discothèque…Honnêtement, ce soir, ça prouve que c’est une super salle ! L’infrastructure est vraiment faite pour accueillir les plus grands groupes, sans aucun doute !

Au niveau européen, des projets?

Matthew : Pour l’instant, il faut dire qu’on dépense tellement d’énergie sur la Belgique et la France, qu’on n’a tout simplement pas le temps d’y penser réellement. A côté de ça, on est tout de même déjà allé en Allemagne et en Angleterre et nous comptons bien y retourner. Mais avant ça, il faut préparer le terrain car ce sont des choses qui ne s’improvisent pas.

En première partie de votre concert, on retrouvait Kupid Kids. Un petit mot sur cet autre groupe belge ?

Matthew : Ils nous ont passé leur album et on compte l’écouter ce soir. Il sort dans une semaine je pense. Le single est vraiment très très fort, je crois qu’il a pas mal d’ « air play » aussi. Eux en tous cas, ils sont vraiment cool donc, ouais, on leur souhaite vraiment longue vie. Si ce qu’ils ont fait ce soir représente l’album, je pense qu’ils n’ont pas à s’inquiéter du tout ! De nouveau, la Belgique a encore beaucoup à offrir. C’est marrant parce qu’à l’extérieur, la Belgique s’exporte vraiment bien, alors qu’ici les groupes doivent parfois se défendre voire se battre… Il y a énormément de « Belgophiles » en France et en Angleterre. Là-bas, la Belgique, c’est une marque de qualité. Ils s’en foutent si les groupes viennent de Charleroi, d’Anvers, de Liège, de Bruxelles ou encore de Gand. Quand les français et les anglais voient les groupes belges, ils se disent que ça va être un peu différent et de grande qualité.

Je suppose que vous n’avez pas eu le temps de visiter notre belle cité…

Matthew : Malheureusement, on n’en a pas vraiment eu le temps. En fait, on voyage énormément, on a été dans de superbes belles villes, mais souvent on voit juste une salle. C’est un peu différent à Charleroi, mais en général, les salles de concert sont en dehors de la ville, dans un zoning. Ce qu’on voit d’une ville se résume souvent à une autoroute, une salle de concert, un resto éventuellement et une chambre d’hôtel

Ziggy : Et à un sex shop aussi… [rire collectif]

La prochaine fois si vous avez le temps, et c’est une vraie invitation, vous nous contactez et on vous fait une chouette visite de Charleroi… !

 




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