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Le nouveau plan Face B est dans les bacs

3 Mai

Le voilàààààà, le nouveau plan ‘Face B’, comme certains l’appellent 🙂

Un peu moins d’un an après la sortie du tout premier plan touristique alternatif Use-it de Charleroi (le tout premier et le seul en Wallonie aussi!), re-voici le city-guide le plus décalé de Charlyking, dans sa version 2011, réalisé grâce à la sueur et aux travaux forcés d’une petite équipe de bénévoles!

Partagez-le, offrez-le, faites-le découvrir partout, à tout le monde, et surtout à tous ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, au-delà de nos frontières régionales et nationales! Ce serait dommage qu’il pourrisse dans des boîtes!

Pour vous le procurer, rendez-vous à la Maison du Tourisme de Charleroi (Places Charles II), à l’aéroport (incessamment sous peu), dans les locaux de Charleroi Centre-Ville (Passage de la Bourse) ou chez la plupart des institutions culturelles de Charleroi.

Et pour le découvrir en avant-première, cliquez sur l’image ci-dessous!

Que faire quand une foule s’en mêle ?

2 Mar

Que faire dans nos rêves les plus fous pour changer le monde ? Nous, enfants de la crise économique, sociale, politique, écologique, que nous reste-t-il à opposer à la réalité ? Que faire ?, un projet familial, révolutionnaire qui oppose trois façons radicales de changer le monde. Le BPS 22 offrait la possibilité, dans le cadre du Festival de Liège à Charleroi, de voir ce spectacle ces 16-17-18 février.

Au départ, Que faire ? était un projet ‘familial’ d’une troupe de Liège. Un projet auquel a été conviée une foule d’inconnus. Sébastien, Julie, Alberto, Romain, Damien, J-B, Michel, Manon étaient déjà unis par des  liens très forts. Je pensais que ce serait beaucoup plus difficile de s’intégrer dans cette équipe soudée. Ma surprise fût grande.

La foule que nous composions était riche en personnalités et personnages très différents les uns des autres. Voire aux pôles opposés. Pourtant, dès les premières répétitions, nous avons appris à nous connaître dans nos différences et dans nos points communs. Age, milieux, culture, tous étaient mélangés ! Certaines personnes se découvraient tandis que d’autres se retrouvaient.

Nous nous rencontrions chaque semaine, après le boulot, après les cours, jamais sans motivation. Dès le début, l’équipe nous a transmis une énergie monstre. J’ai eu l’impression que l’équipe de « Que faire ? » s’était mis comme point d’honneur de nous connaître tous. Nous avons toujours été considérés comme acteurs, partie intégrante de l’équipe, et non comme de simples figurants.

Des gens partaient, de nouveaux arrivaient. La foule changeait au gré des répétitions. Mais la motivation restait intacte. Certains étaient passionnés de théâtre, d’autres arrivés là par hasard. Il n’en restait pas moins que tous ont donné leur maximum afin que le spectacle soit exactement celui que l’équipe avait imaginé.

Février et donc, l’heure des représentations, est arrivé très vite ! Une légère pression dans les coulisses, mais surtout une entente incroyable, une ambiance festive. Les petits comités du début se sont rapidement agrandis !

Premiers pas face au public, le cœur battant, la démarche assurée mais pas trop. Sensation in-des-cri-pti-ble ! Tout se passe très vite, sans doute trop.

Chaque soir, l’émotion est à son comble. Chacun porte désormais ce projet en lui. Nous avons donné le meilleur que nous avions pour épater non seulement le public, mais aussi l’équipe entière.

Cette expérience, hors du commun, nous a permis de rencontrer des personnes que nous n’aurions sans doute pas connues si nous n’avions pas participé à ce spectacle.

Quoi de meilleur comme conclusion que des propos recueillis au sein des figurants?

« Une aventure Humaine, pleine de vie et d’espoir…  Une ouverture d’esprit à partager encore et toujours… De très belles rencontres, des moments formidables avec des personnes inoubliables! » Fadila

« J’ai été plongé totalement par hasard dans « Que Faire? », sous les recommandations de Fabrice Laurent. J’ai vu le spectacle sans la foule (évidemment, c’était nous) lors d’une répétition à la MPA, le sujet me paraissait vraiment bon ! De la révolution comme on l’aime. Puis au fil des répétitions, nous avons visité divers lieux, jusqu’à voir le spectacle dans sa véritable atmosphère (dans sa version Carolo), au BPS22. La machine était en marche, impossible de l’arrêter. Énorme expérience, à refaire sans hésitation ! » Massimo

«  ‘Que faire ?’, un super projet, une super équipe, de supers participants. On était bien encadrés mais on a quand même pu faire preuve de créativité dans le choix de questions ou de nos occupations dans Central Park. Répétitions, travail intense dans la joie et la bonne humeur. Au départ, je ne connaissais que quelques personnes, puis je m’y suis fait plein d’amis. Que du bonheur ! On recommence quand ? » Irène

Merci à Sébastien, Julie, Alberto, Romain, Damien, J-B, Michel et Manon pour ces moments tous plus forts les uns que les autres.

Reste à répondre à la question : que faut-il faire ? La première ébauche de réponse que je donnerais, c’est quoique nous fassions, nous devons le faire ENSEMBLE car ENSEMBLE, on est plus forts.

 

Une initiative de L’Ancre et de la Compagnie « Que faire ? ».
En partenariat avec PAC, Couleur Quartier, la Maison pour Associations et le BPS22.

 


Texte: Mélanie Carboni

Photos: Fabrice Laurent

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La cabine à témoignages à la MPA: 2ème partie!

20 Fév

Qu’est-ce qui manque à mon quartier?

Réponses de Muriel, Malika, Vincent, Mélanie, Livia, Cocotte, Thomas, Jean-Michel, Ronald, Olivier, Irène et les autres!

A la Maison Pour Associations, salon de la vie associative en octobre 2010

La cabine à témoignages… dans les coulisses de la MPA !

9 Fév

Sculptée et habillée par les mains de l’artiste Nikie Vinck et de notre camarade Nadège Uytterhoeven, la cabine à témoignages a fait sa première sortie officielle à l’occasion de la première édition de notre événement ‘Charleroi bouge… Et vous?’ au mois d’août.

On ne compte pas la laisser pourrir dans un grenier!

En octobre dernier, elle était posée dans un coin du salon de la vie associative de la MPA, où elle a piégé plusieurs représentants du milieu culturel et associatif carolo, qui n’avaient pas d’autre choix que de se prêter au jeu 🙂

Le résultat, divisé par trois! Les deux autres vidéos suivront!


Un mensonge… Sur Charleroi (cabine à témoignages, final part).

13 Jan

Oui, on sait, on a traîné, ça fait 5 mois maintenant que tout ça s’est passé, mais bon, vous savez, les projets, le boulot (le vrai), les dossiers, la vie quoi!

Bref, voici (enfin) la quatrième et dernière vidéo de la grande, époustouflante, surprenante CABINE A TEMOIGNAGES de Charleroi Face B, plantée au Rockerill le 28 août dernier, pour « Charleroi bouge… Et vous? » (pour ceux qui auraient déjà oublié).

Bientôt les vidéos de ladite cabine, au salon de la vie associative de la MPA (si si 🙂

 

 

 

Coup de projecteur sur le Coli (la suite)

19 Nov

Pas le temps de chômer au Coli ! Deux semaines après le succès de Dub Inc, c’est Puggy qui débarque… et fait sold out ! Le 29 octobre, plus de 1200 personnes se bousculaient devant les portes de la rue de Marchienne pour assister au concert de ce groupe pop-rock belge qui cartonne en ce moment, du jamais vu ! Nous avons rencontré le groupe juste après leur sortie de scène… Une interview en toute décompression, empreinte de Belgitude qui démontre une fois encore que Charleroi et Culture, c’est loin d’être inconciliable…

Face B : Un Français, un Suédois et un Belgo-saxon, mais le groupe se revendique belge. Vous vous préparez à une grosse tournée en France, mais vous commencez par la Belgique. Elle aurait pu démarrer en France ou encore en Suède… Pourquoi la Belgique ?

Romain : C’est ici qu’on s’est rencontré, Matthiew y est né, Ziggy et moi habitons ici depuis 15 ans et pour nous, on ne pourrait pas se revendiquer autrement qu’en groupe belge. Quand on est à l’étranger, on dit qu’on vient de la Belgique et automatiquement, on est cadré comme tel, on s’exporte comme groupe belge… on a toujours représenté la Belgique, pour nous, c’est évident !

L’identité belge vous plait ?

Romain : bien sur, on en est très fier ! Il y a énormément de choses extraordinaires en Belgique. Ce n’est pas comme si on avait décidé d’être belge. C’est naturel, on n’allait pas s’appeler groupe suédois quand on va en suède et groupe français quand on va en France ou groupe anglais quand on va en Angleterre… ce serait absurde.

Matthew : C’est marrant parce que c’est une question qui revient assez souvent, les journalistes nous posent cette même question et on a pris l’habitude d’y répondre mais ça nous a étonné la 1ere fois qu’on nous l’a posée parce qu’en fait, nous, on ne se l’est jamais posée cette question. Maintenant oui, on est respectivement d’origine française, anglaise et suédoise et nous avons respectivement nos racines et nos vies et nos cultures, mais le groupe, Puggy, est belge ! C’est vraiment pas plus compliqué que ça en fait !

Et le suédois, content d’être « belge » ?

Ziggy : Mais oui, évidemment, on se sent tous les 3 à moitié belges, parce que ça fait pas mal de temps qu’on vit ici. En Belgique, on est à la maison !

C’était donc important pour vous de commencer par notre région ?

Matthew : En fait, on est vraiment sur la première vague de la tournée et donc justement, on voulait commencer par la Belgique. Pourtant on a signé en France, le label est en France et une grosse partie de la promotion se fait là-bas. On y a aussi passé un an pour développement de l’album. Le gros du travail s’est fait en France, et du coup, ça faisait plus ou moins un an qu’on n’avait pas réellement joué en Belgique. Je pense donc qu’on avait assez fait attendre notre public belge. Pour la sortie du nouvel album, on en a vraiment fait une priorité en commençant la tournée par ici. La France suivra et en février et mars, on est de retour à l’A.B. On va essayer de tourner pendant au moins un an et demi voire deux ans sur cet album et de revenir un max. Il y a aussi tous les bons festivals belges, on espère en faire le plus possible.

On va faire encore plus local… Vous êtes venus à Marcinelle pour le festival du Mât Noir, au Pack Rock et à Fleurus. Ca vous étonne si je vous dis qu’il y a quelques années, jusque dans le New York Time, on disait que Charleroi était le Chicago de Belgique et que la ville était culturellement morte ?

Matthew : Ah c’est marrant ça ! Mais est-ce que le journaliste était venu à Charleroi ou il a juste écrit ça….?

Matthew : Chicago est un des berceaux pour le Jazz moderne aussi donc je pense que le journaliste n’avait peut-être pas fait ses devoirs… Une grande partie du monde Jazz Belge vient de Charleroi, une grande partie des plus grands musiciens belges sont de Charleroi…

Ziggy: Il se passe pas mal de trucs là-bas, toute la scène « Indie » sort de Chicago…

Romain : Nous, on a été éduqué par Bruno Castellucci et Michel Gergiou et ils viennent tous les deux d’ici donc pour nous, ça a toujours été une évidence que culturellement, ils soient les meilleurs musiciens, quasiment de la planète… Ils y a des musiciens extraordinaires et, culturellement, ça tient plus que la route!

Matthew : Je me souviens, il y a une dizaine d’années, je venais jouer ici dans des clubs de blues, il y avait plein de bars, il y avait vraiment moyen de jouer à Charleroi. A Bruxelles, Il y avait beaucoup d’américains, dont Bill Roseman et toute cette clique-là… ils venaient souvent jouer à Charleroi. Ca m’est arrivé de venir avec eux, je prenais une guitare et je les accompagnais. Pour moi, Charleroi a toujours vibré par la musique, c’est clair !

Une petite dernière sur Charleroi… Vous allez justement jouer à l’A.B et pour nous, le Coliseum, c’est un peu notre petit A.B. Ca vous parle ?

Matthew : la configuration n’est pas différente, il y a une ressemblance évidente.

Romain : En arrivant, on s’est dit la même chose. Si on y mettait un peu plus de moyens, ça deviendrait une salle de fous ! Je veux dire, avec un beau plancher et un super pied, cette salle peut vraiment devenir mythique ! Ca ne demande pas grand-chose. Je ne l’avais jamais vue avant mais j’en avais entendu parler, on m’avait dit que c’était plutôt une discothèque…Honnêtement, ce soir, ça prouve que c’est une super salle ! L’infrastructure est vraiment faite pour accueillir les plus grands groupes, sans aucun doute !

Au niveau européen, des projets?

Matthew : Pour l’instant, il faut dire qu’on dépense tellement d’énergie sur la Belgique et la France, qu’on n’a tout simplement pas le temps d’y penser réellement. A côté de ça, on est tout de même déjà allé en Allemagne et en Angleterre et nous comptons bien y retourner. Mais avant ça, il faut préparer le terrain car ce sont des choses qui ne s’improvisent pas.

En première partie de votre concert, on retrouvait Kupid Kids. Un petit mot sur cet autre groupe belge ?

Matthew : Ils nous ont passé leur album et on compte l’écouter ce soir. Il sort dans une semaine je pense. Le single est vraiment très très fort, je crois qu’il a pas mal d’ « air play » aussi. Eux en tous cas, ils sont vraiment cool donc, ouais, on leur souhaite vraiment longue vie. Si ce qu’ils ont fait ce soir représente l’album, je pense qu’ils n’ont pas à s’inquiéter du tout ! De nouveau, la Belgique a encore beaucoup à offrir. C’est marrant parce qu’à l’extérieur, la Belgique s’exporte vraiment bien, alors qu’ici les groupes doivent parfois se défendre voire se battre… Il y a énormément de « Belgophiles » en France et en Angleterre. Là-bas, la Belgique, c’est une marque de qualité. Ils s’en foutent si les groupes viennent de Charleroi, d’Anvers, de Liège, de Bruxelles ou encore de Gand. Quand les français et les anglais voient les groupes belges, ils se disent que ça va être un peu différent et de grande qualité.

Je suppose que vous n’avez pas eu le temps de visiter notre belle cité…

Matthew : Malheureusement, on n’en a pas vraiment eu le temps. En fait, on voyage énormément, on a été dans de superbes belles villes, mais souvent on voit juste une salle. C’est un peu différent à Charleroi, mais en général, les salles de concert sont en dehors de la ville, dans un zoning. Ce qu’on voit d’une ville se résume souvent à une autoroute, une salle de concert, un resto éventuellement et une chambre d’hôtel

Ziggy : Et à un sex shop aussi… [rire collectif]

La prochaine fois si vous avez le temps, et c’est une vraie invitation, vous nous contactez et on vous fait une chouette visite de Charleroi… !

 




Coup de projo sur le Coli

17 Nov

Depuis quelques semaines, c’est avec une motivation non dissimulée que Face B a eu le plaisir d’assister à quelques grands moments de concert au Coliseum. Et pourtant rien sur le blog ?? Non, une contagieuse épidémie de grippe à bière n’a pas décimé l’ensemble de l’équipe. Nos appareils photo et nos caméras fonctionnent très bien, merci, pas besoin de créer une récolte de fonds (quoi que)… Et enfin non, notre blog n’a pas été la cible d’un dangereux groupuscule anti-culture carolo.

Toujours à l’affût des initiatives qui mettent Charleroi en valeur, Face B a préféré garder quelque temps au chaud ses précieuses infos afin de dépasser le cap de quelques reportages distillés au compte-gouttes… Cette semaine, c’est un véritable coup de projecteur que nous nous proposons de donner sur l’une des salles de concert les plus en vue de la région. Au travers de capsules vidéo, portraits et interviews, nous vous proposons de passer une petite semaine dans cette impressionnante bâtisse Art Nouveau qui, au fil de ses différentes transformations, a vu tant de générations défiler en ses murs.

Pour entamer cette série de reportage, revenons sur le 16 octobre dernier où pas moins de 650 personnes ont poussé les portes du Coli à l’occasion du concert de Dub Incorporation, célèbre groupe mélangeant avec punch reggae, rythmes orientaux et hip-hop. En première partie, le groupe de reggae carolo Clan d’Estime offrait un show dont l’énergie n’avait rien à envier aux suivants, devant une salle plus motivée que jamais ! Un groupe de la région mis à l’honneur devant une tête d’affiche internationale, on a déjà vu ça quelque part… et oui, ce concert était à nouveau organisé par le collectif BACK IN THE DAYZ, à qui nous consacrerons un article de cette série dans le courant de la semaine.

Découvrez sans attendre les images du concert. Pas d’interview cette fois (soucis techniques), mais l’important, c’est de compter le nombre de bras levés, parce que du monde, y en avait céééééssss.