Coup d’envoi du Festival de Liège… à Charleroi

19 Jan

DIEU EST UN DJ

Ici, pas le temps de reprendre son souffle ! Dès les premiers instants, le propos interpelle, nous pousse dans nos retranchements pour très vite nous amener à d’inéluctables remises en question.

A la cadence du tourbillon d’informations dans lequel les « merveilleuses et indispensables » technologies de communication nous embrigadent à tout instant, tout va trop vite, beaucoup trop vite. Sans cesse en quête de reconnaissance et de sensations fortes, plus de temps pour prendre du recul, on fonce encore et toujours, persuadé qu’on est dans le bon… un jour, ça lâche, on perd pied, réalité ou fiction, on ne sait plus ! Mal d’identité ou complète schizophrénie, incontestablement la frontière est mince !

Sur fond de Route 66 et de vieille caisse américaine, ce road-movie frénétique balance sans concession des vérités qui dérangent sur un flot d’images et de plans toujours plus enivrants. Entre les répliques cinglantes assénées avec beaucoup de justesse et l’implacable rythme sur lequel défile cette troublante série de tableaux, les émotions se bousculent et les certitudes s’ébranlent.

Dans cette nouvelle création, Fabrice Murgia (Le chagrin des ogres), allie à nouveau avec brio la vidéo et le son à une audacieuse mise en scène portée par un jeu d’acteurs à couper le souffle.

Vous l’aurez compris, un mois de festival qui commence très très fort ! Pas d’hésitation à avoir, dès soir, tous à l’Ancre !

Djool

Info :

Dieu est un dj

19-20-21 janvier à l’Ancre

Festival de Liège à Charleroi

Du 18 janvier au 18 février

Les lieux du festival : L’Ancre, Ciné le Parc, Eden, le Vecteur et BPS 22

Programme complet sur www.ancre.be

On ne manquera pas de vous en reparler…

Un mensonge… Sur Charleroi (cabine à témoignages, final part).

13 Jan

Oui, on sait, on a traîné, ça fait 5 mois maintenant que tout ça s’est passé, mais bon, vous savez, les projets, le boulot (le vrai), les dossiers, la vie quoi!

Bref, voici (enfin) la quatrième et dernière vidéo de la grande, époustouflante, surprenante CABINE A TEMOIGNAGES de Charleroi Face B, plantée au Rockerill le 28 août dernier, pour « Charleroi bouge… Et vous? » (pour ceux qui auraient déjà oublié).

Bientôt les vidéos de ladite cabine, au salon de la vie associative de la MPA (si si 🙂

 

 

 

Ils font bouger Charleroi – Le Rockerill

25 Déc

Ca faisait un petit temps qu’on n’avait plus eu le temps de s’occuper de notre rubrique ‘Ils font bouger Charleroi’… L’interview de Globul et de Bénito traînait depuis un mois dans nos placards… Elle ressort à point, à l’heure où les nominés pour la remise du prix du ‘Carolo de l’année’ sont connus et que l’équipe du Rockerill en fait partie. 

Soit dit en passant, c’est pas une cérémonie strass et paillettes comme le ‘Carolo de l’année’ qui va changer quoi que ce soit à la détermination et au dynamisme de tous ceux qui font bouger la culture à Charleroi, hein… On n’est né biesses. Mais bon, une reconnaissance, quelle qu’elle soit, ça fait toujours du bien, non?

JOYEUX NOEL à tous et à toutes à Charlyking 🙂

Découvrez vite l’interview ici :https://charleroifaceb.wordpress.com/a-la-loupe/

Coup de projecteur sur le Coli (la suite)

19 Nov

Pas le temps de chômer au Coli ! Deux semaines après le succès de Dub Inc, c’est Puggy qui débarque… et fait sold out ! Le 29 octobre, plus de 1200 personnes se bousculaient devant les portes de la rue de Marchienne pour assister au concert de ce groupe pop-rock belge qui cartonne en ce moment, du jamais vu ! Nous avons rencontré le groupe juste après leur sortie de scène… Une interview en toute décompression, empreinte de Belgitude qui démontre une fois encore que Charleroi et Culture, c’est loin d’être inconciliable…

Face B : Un Français, un Suédois et un Belgo-saxon, mais le groupe se revendique belge. Vous vous préparez à une grosse tournée en France, mais vous commencez par la Belgique. Elle aurait pu démarrer en France ou encore en Suède… Pourquoi la Belgique ?

Romain : C’est ici qu’on s’est rencontré, Matthiew y est né, Ziggy et moi habitons ici depuis 15 ans et pour nous, on ne pourrait pas se revendiquer autrement qu’en groupe belge. Quand on est à l’étranger, on dit qu’on vient de la Belgique et automatiquement, on est cadré comme tel, on s’exporte comme groupe belge… on a toujours représenté la Belgique, pour nous, c’est évident !

L’identité belge vous plait ?

Romain : bien sur, on en est très fier ! Il y a énormément de choses extraordinaires en Belgique. Ce n’est pas comme si on avait décidé d’être belge. C’est naturel, on n’allait pas s’appeler groupe suédois quand on va en suède et groupe français quand on va en France ou groupe anglais quand on va en Angleterre… ce serait absurde.

Matthew : C’est marrant parce que c’est une question qui revient assez souvent, les journalistes nous posent cette même question et on a pris l’habitude d’y répondre mais ça nous a étonné la 1ere fois qu’on nous l’a posée parce qu’en fait, nous, on ne se l’est jamais posée cette question. Maintenant oui, on est respectivement d’origine française, anglaise et suédoise et nous avons respectivement nos racines et nos vies et nos cultures, mais le groupe, Puggy, est belge ! C’est vraiment pas plus compliqué que ça en fait !

Et le suédois, content d’être « belge » ?

Ziggy : Mais oui, évidemment, on se sent tous les 3 à moitié belges, parce que ça fait pas mal de temps qu’on vit ici. En Belgique, on est à la maison !

C’était donc important pour vous de commencer par notre région ?

Matthew : En fait, on est vraiment sur la première vague de la tournée et donc justement, on voulait commencer par la Belgique. Pourtant on a signé en France, le label est en France et une grosse partie de la promotion se fait là-bas. On y a aussi passé un an pour développement de l’album. Le gros du travail s’est fait en France, et du coup, ça faisait plus ou moins un an qu’on n’avait pas réellement joué en Belgique. Je pense donc qu’on avait assez fait attendre notre public belge. Pour la sortie du nouvel album, on en a vraiment fait une priorité en commençant la tournée par ici. La France suivra et en février et mars, on est de retour à l’A.B. On va essayer de tourner pendant au moins un an et demi voire deux ans sur cet album et de revenir un max. Il y a aussi tous les bons festivals belges, on espère en faire le plus possible.

On va faire encore plus local… Vous êtes venus à Marcinelle pour le festival du Mât Noir, au Pack Rock et à Fleurus. Ca vous étonne si je vous dis qu’il y a quelques années, jusque dans le New York Time, on disait que Charleroi était le Chicago de Belgique et que la ville était culturellement morte ?

Matthew : Ah c’est marrant ça ! Mais est-ce que le journaliste était venu à Charleroi ou il a juste écrit ça….?

Matthew : Chicago est un des berceaux pour le Jazz moderne aussi donc je pense que le journaliste n’avait peut-être pas fait ses devoirs… Une grande partie du monde Jazz Belge vient de Charleroi, une grande partie des plus grands musiciens belges sont de Charleroi…

Ziggy: Il se passe pas mal de trucs là-bas, toute la scène « Indie » sort de Chicago…

Romain : Nous, on a été éduqué par Bruno Castellucci et Michel Gergiou et ils viennent tous les deux d’ici donc pour nous, ça a toujours été une évidence que culturellement, ils soient les meilleurs musiciens, quasiment de la planète… Ils y a des musiciens extraordinaires et, culturellement, ça tient plus que la route!

Matthew : Je me souviens, il y a une dizaine d’années, je venais jouer ici dans des clubs de blues, il y avait plein de bars, il y avait vraiment moyen de jouer à Charleroi. A Bruxelles, Il y avait beaucoup d’américains, dont Bill Roseman et toute cette clique-là… ils venaient souvent jouer à Charleroi. Ca m’est arrivé de venir avec eux, je prenais une guitare et je les accompagnais. Pour moi, Charleroi a toujours vibré par la musique, c’est clair !

Une petite dernière sur Charleroi… Vous allez justement jouer à l’A.B et pour nous, le Coliseum, c’est un peu notre petit A.B. Ca vous parle ?

Matthew : la configuration n’est pas différente, il y a une ressemblance évidente.

Romain : En arrivant, on s’est dit la même chose. Si on y mettait un peu plus de moyens, ça deviendrait une salle de fous ! Je veux dire, avec un beau plancher et un super pied, cette salle peut vraiment devenir mythique ! Ca ne demande pas grand-chose. Je ne l’avais jamais vue avant mais j’en avais entendu parler, on m’avait dit que c’était plutôt une discothèque…Honnêtement, ce soir, ça prouve que c’est une super salle ! L’infrastructure est vraiment faite pour accueillir les plus grands groupes, sans aucun doute !

Au niveau européen, des projets?

Matthew : Pour l’instant, il faut dire qu’on dépense tellement d’énergie sur la Belgique et la France, qu’on n’a tout simplement pas le temps d’y penser réellement. A côté de ça, on est tout de même déjà allé en Allemagne et en Angleterre et nous comptons bien y retourner. Mais avant ça, il faut préparer le terrain car ce sont des choses qui ne s’improvisent pas.

En première partie de votre concert, on retrouvait Kupid Kids. Un petit mot sur cet autre groupe belge ?

Matthew : Ils nous ont passé leur album et on compte l’écouter ce soir. Il sort dans une semaine je pense. Le single est vraiment très très fort, je crois qu’il a pas mal d’ « air play » aussi. Eux en tous cas, ils sont vraiment cool donc, ouais, on leur souhaite vraiment longue vie. Si ce qu’ils ont fait ce soir représente l’album, je pense qu’ils n’ont pas à s’inquiéter du tout ! De nouveau, la Belgique a encore beaucoup à offrir. C’est marrant parce qu’à l’extérieur, la Belgique s’exporte vraiment bien, alors qu’ici les groupes doivent parfois se défendre voire se battre… Il y a énormément de « Belgophiles » en France et en Angleterre. Là-bas, la Belgique, c’est une marque de qualité. Ils s’en foutent si les groupes viennent de Charleroi, d’Anvers, de Liège, de Bruxelles ou encore de Gand. Quand les français et les anglais voient les groupes belges, ils se disent que ça va être un peu différent et de grande qualité.

Je suppose que vous n’avez pas eu le temps de visiter notre belle cité…

Matthew : Malheureusement, on n’en a pas vraiment eu le temps. En fait, on voyage énormément, on a été dans de superbes belles villes, mais souvent on voit juste une salle. C’est un peu différent à Charleroi, mais en général, les salles de concert sont en dehors de la ville, dans un zoning. Ce qu’on voit d’une ville se résume souvent à une autoroute, une salle de concert, un resto éventuellement et une chambre d’hôtel

Ziggy : Et à un sex shop aussi… [rire collectif]

La prochaine fois si vous avez le temps, et c’est une vraie invitation, vous nous contactez et on vous fait une chouette visite de Charleroi… !

 




Coup de projo sur le Coli

17 Nov

Depuis quelques semaines, c’est avec une motivation non dissimulée que Face B a eu le plaisir d’assister à quelques grands moments de concert au Coliseum. Et pourtant rien sur le blog ?? Non, une contagieuse épidémie de grippe à bière n’a pas décimé l’ensemble de l’équipe. Nos appareils photo et nos caméras fonctionnent très bien, merci, pas besoin de créer une récolte de fonds (quoi que)… Et enfin non, notre blog n’a pas été la cible d’un dangereux groupuscule anti-culture carolo.

Toujours à l’affût des initiatives qui mettent Charleroi en valeur, Face B a préféré garder quelque temps au chaud ses précieuses infos afin de dépasser le cap de quelques reportages distillés au compte-gouttes… Cette semaine, c’est un véritable coup de projecteur que nous nous proposons de donner sur l’une des salles de concert les plus en vue de la région. Au travers de capsules vidéo, portraits et interviews, nous vous proposons de passer une petite semaine dans cette impressionnante bâtisse Art Nouveau qui, au fil de ses différentes transformations, a vu tant de générations défiler en ses murs.

Pour entamer cette série de reportage, revenons sur le 16 octobre dernier où pas moins de 650 personnes ont poussé les portes du Coli à l’occasion du concert de Dub Incorporation, célèbre groupe mélangeant avec punch reggae, rythmes orientaux et hip-hop. En première partie, le groupe de reggae carolo Clan d’Estime offrait un show dont l’énergie n’avait rien à envier aux suivants, devant une salle plus motivée que jamais ! Un groupe de la région mis à l’honneur devant une tête d’affiche internationale, on a déjà vu ça quelque part… et oui, ce concert était à nouveau organisé par le collectif BACK IN THE DAYZ, à qui nous consacrerons un article de cette série dans le courant de la semaine.

Découvrez sans attendre les images du concert. Pas d’interview cette fois (soucis techniques), mais l’important, c’est de compter le nombre de bras levés, parce que du monde, y en avait céééééssss.

Un coup d’gueule sur Charleroi! – La cabine à témoignages, PART 3

8 Nov

L’insécurité présumée? Ca bouge, mais pas encore assez? Manque de volonté politique? Ras-le-bol des médias qui critiquent?

La troisième et avant-dernière session de vos témoignages dans la CABINE, en août dernier.

Mesdames et Messieurs les politiques, écoutez-bien!

Mesdames et Messieurs, c’était ‘Bis-ARTS’!

8 Nov

Le festival Bis-Arts, 15ème édition, s’est achevé samedi par un concert de la chorale La Pastourelle, suivi par les covers de Pink Turtle, et à en croire les photos qui circulent sur facebook, ça ne manquait ni d’ambiance, ni d’éléments sustentatoires, samedi, à la brasserie de l’Eden 🙂

Avant de ranger les K-way jaunes et les Bizarroïdes au placard jusqu’à l’année prochaine, voici le quatrième morceau choisi, du quatrième Bizarroïde, qui nous parle d’un oiseau bizarre, lui aussi.

CliquezICI pour télécharger la version complète du Bizarroïde, Jour 4.

Le Jabberwock

L’illustre famille Burattini, c’est plus qu’un business, c’est une vraie tradition foraine. Rencontre avec son héritier, qui, un peu comme certains princes, attend patiemment de pouvoir s’émanciper de sa mère…

Votre foire, c’est une vraie histoire de famille !

Gérard Burattini : C’est pas toujours facile de travailler en famille. Ma mère n’arrête pas de m’interrompre, et hier, pendant l’exhibition, c’était vraiment trop. Le public vient pour voir un oiseau magique, pas une vieille grabataire. On ne peut pas faire sans elle, malheureusement. Elle n’a pas confiance en ses enfants. Et bon, elle me gêne un peu. Après, elle dit des chouettes trucs aussi, surtout qu’elle a l’expérience (ben oui, vu son âge), qui vient d’avant, quand elle travaillait avec papa.

Et le reste de la famille ?

G. B. : Mes frères sont là, bien sûr. Ils montent la baraque, ils manipulent le carillon. Il est mécanique, donc c’est vraiment pas quelque chose de facile.

C’est vous qui dirigez la petite troupe ?

G. B. : Petite troupe !? Bon, c’est vrai que depuis que le père n’est plus là, je suis à la barre, et je prends les décisions, mais toujours si maman est d’accord. Elle, elle fait ce qu’elle veut. C’est pas sa première baraque foraine !

Comment vous êtes-vous mis à la foire ?

G. B. : J’ai commencé quand j’avais 6 ans. Maintenant j’en ai 63 ! Ma mère, elle, comme on dit toujours, a plus de spectacles derrière elle que devant.

Vie foraine, vie de voyage ?

G. B. : On tourne partout où on nous le demande. On va même retourner en Afrique, au Burkina Faso en 2012, et on prévoit de relâcher le Jabberwock, de le rendre à la nature.

Vous en avez assez ?

G. B. : Ah ben non, elle marche bien cette attraction. Par contre, c’est du côté des associations de défense des animaux que ça pose problème. « Espèce en voie d’extinction », et tout le bazar. Va bien falloir s’y plier. Malgré que c’est notre gagne-pain, depuis cinq ans. C’était une belle rencontre, lorsqu’elle est venue fracasser son grand bec d’oiseau rare contre le mât central de notre chapiteau…

Est-ce que vous avez d’autres attractions pour la remplacer ?

G. B. : Bien sûr ! Ca pose pas de problème aux Burattini ! On a la Mouche noire de Caracas, une mouche qui fait des claquettes sur des airs de Fred Astaire. Puis le Lombric centenaire, qui est franchement pas mal. Et l’Orchidée polyglotte : le public propose une chanson, puis elle la reprend dans quatre ou cinq langues !

Durant l’exhibition, on a d’abord droit à un cours d’histoire

G. B. : C’est pas une ménagerie, il faut préparer le public. C’est ça notre art. Sinon quoi ? Le public il vient, mais il savoure pas la bête.

Il est presque parvenu à nous convaincre… Avec le poids d’une famille si illustre devant soi, trois générations de forains, on se laisse facilement embobiner. Palabre de forains oui ! Reste à voir s’il va nous le montrer, son oiseau mythique…

Propos recueillis par Sébastien Regniers